Des motardes manifestent à Marseille samedi 6 mars pour les droits des Femmes.
AFP - Gérard JulienPlaidoyer pour un ministère du Droit de la femme, suggestion d'autorisation de "class actions" en faveur de l'égalité salariale, préconisation de mesures en faveur de l'égalité professionnelle dans la fonction publique, les idées ne manquent pas.
Car on est encore loin du compte dans bien des domaines.
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Un rapport plaide pour une hausse significative de femmes aux plus hautes fonctions
Selon un rapport remis lundi à Nicolas Sarkozy, on ne compte que 20,3% de femmes aux emplois de direction dans la fonction publique d'Etat, dont 51,7% des employés sont des femmes. Pour la fonction publique territoriale, dont 56,1% des employés sont des femmes, le taux de féminisation des emplois de direction tombe à 18%.
S'agissant des emplois relevant d'une décision du gouvernement, la sous-représentation des femmes est encore plus forte : 19 sur 192 préfets (soit 9,9%) à fin 2008 ou 17 sur 152 ambassadeurs.
Ce même rapport recommande à l'Etat de porter à 40% minimum la proportion de femmes dans les cadres supérieurs de la Fonction publique en 2015.
La député UMP de Seine-Maritime Françoise Guégot souhaite le même objectif minimum de 40% de femmes, mais à l'horizon 2017, pour les postes qui relèvent d'une nomination en conseil des ministres - préfets, ambassadeurs ou directeurs d'administration centrale.
La présidente du Medef pour un ministère du droit de la femme
Dans un entretien au magazine "Elle" publié à quelques jours de la Journée des Femmes, Laurence Parisot plaide pour l'instauration d'un "ministère du Droit de la femme".
Pour la présidente du Medef, qui se dit plus "féministe" que vingt ans auparavant, la re-création d'un vrai ministère dédié aux femmes permettrait de "rappeler inlassablement les grands principes et les grandes idées à promouvoir".
La patronne des patrons y suggère notamment la "modernisation du congé de maternité qui freine trop souvent l'évolution de carrière des femmes ". Cette modernisation pourrait passer par "l'instauration d'un congé paternité obligatoire - pour commencer moins long que celui de la mère - qui permettrait de rétablir un regard plus égalitaire sur les jeunes parents".
Egalité salariale: proposition de "class actions"
La présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), Marie-Claire Carrère-Gée, a proposé lundi que soit autorisées les "actions en nom collectif" ou "class actions" pour faire respecter "l'égalité salariale et professionnelle" entre les hommes et les femmes.
"Malgré un arsenal législatif conséquent, malgré la vigilance des syndicats et associations, malgré de bonnes pratiques chez de très nombreux employeurs, beaucoup de femmes sont victimes de discriminations, à l'embauche, pour leurs salaires, pour leur carrière", affirme en "son nom personnel" la présidente du COE, organisme placé auprès du Premier ministre. (voir une interview de Mme Carrère-Gée sur le site de l'Expansion)
| LES RECOMMANDATIONS DE LA HALDE La Haute autorité de lutte contre les discriminations (La Halde) a publié lundi une série de recommandations contre les discriminations envers les femmes. Face aux inégalités de salaires (les femmes gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes), la Halde souhaite ainsi que soit demandé aux entreprises de publier chaque année des données sur l'évolution des écarts salariaux. La Halde, qui a enregistré une augmentation des réclamations des femmes pour des discriminations liées à la grossesse et à la maternité (615 en 2010 contre 259 en 2009), recommande "une large campagne de sensibilisation en direction des acteurs économiques afin de modifier la perception de la maternité". En matière de retraites, elle demande une nouvelle fois que soit pris en compte pour le calcul des pensions les dix meilleurs trimestres et non plus les 25 meilleures années de salaire, pour moins pénaliser les femmes aux carrières discontinues. Dans le domaine de l'éducation, la Haute autorité plaide pour que les personnels de l'Education nationale soient formés "à la prévention des stéréotypes et des discriminations sexistes". Elle recommande aussi "d'établir un plan d'action afin de mettre un terme à l'existence des internats non mixtes". |








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