28.09.2009
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Focus on France: fighting rising unemployment
http://www.rfi.fr/actuen/articles/117/article_5236.asp
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25.09.2009
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25 septembre : http://directmatin.directmedia.fr/
25 septembre : Marie-Claire CARRERE-GEE invitée du 12-15 d'Hedwige CHEVRILLON sur BFM Radio
http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=6
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17.09.2009
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10:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2009
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Interview de Marie-Claire CARRERE-GEE, présidente du Conseil d'Orientation pour l'Emploi (propos recueillis par Marc LANDRE, Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/economie/2009/08/26/04001-20090826ARTFIG00502-le-chomage-est-reparti-a-la-hausse-en-juillet-.php
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Plans sociaux, fermetures d'usines : faire prévaloir la justice
(Tribune parue dans le Figaro, août 2009)
Il y a quelques semaines, le Conseil d’Orientation pour l’Emploi, instance de référence en matière d’emploi qui rassemble tous les acteurs du marché du travail, adoptait une cinquantaine de propositions d’urgence pour sauver des entreprises en difficulté, soutenir les PME et faire face aux effets de la crise sur l’emploi. L’immense majorité de ces propositions consensuelles et fortes a rapidement été traduite dans les faits, tant à l’initiative du Gouvernement qu’à celle des partenaires sociaux. Ils ont chacun fait preuve d’une grande réactivité et d’un pragmatisme à la hauteur de l’enjeu.
Un chapitre entier des propositions du COE demeure à ce jour en jachère. Il est consacré à la mise en œuvre de la responsabilité sociale des entreprises et aux actions de revitalisation des territoires en cas de plan social ou de fermeture de site. C’est dommage, car ces propositions ont été adoptées par l’ensemble des acteurs du marché du travail, et notamment les partenaires sociaux. Surtout, la radicalisation de certains conflits sociaux liés à des fermetures de site, aussi inquiétante que prévisible, vient rappeler l’urgence d’agir. Le redoutable impact de certains sinistres industriels, tant pour les personnes que pour les territoires, pose en effet une question de justice. Elle pose aussi la question de l’avenir.
Justice, d’abord. La radicalisation ne naît pas partout. Elle surgit parce que nous n’avons pas su régler en amont certaines questions de fond. La responsabilité des donneurs d’ordre à l’égard des sous-traitants. La gouvernance des entreprises mondialisées aux centres de décisions aussi anonymes que lointains. Mais la radicalisation se développe aussi quand semble dépassée la limite de l’acceptable, quand le rapport entre indemnisation et préjudice apparaît aux futurs licenciés comme trop déséquilibré. Parce qu’à tort ou à raison, ils estiment que leurs chances de retrouver un emploi sont minces voire nulles. Que leur engagement au service de l’entreprise mérite mieux que les indemnités légales et conventionnelles, quand circulent dans la presse les rémunérations astronomiques de quelques grands patrons. Il y a, surtout, la perte de confiance en l’avenir, dans certains territoires où la perspective de se retrouver au RSA paraît plus certaine que celle de l’installation d’une nouvelle entreprise et la création de nouveaux emplois.
Si nous voulons faire prévaloir la justice et la confiance en l’avenir, nous ne devons pas laisser la question des conditions de la perte d’emploi se régler localement et à coup de bonbonnes de gaz. Il faut un débat clair, au niveau national, sur ce qui est équitable et ce qui ne l’est pas, sur ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, sur les moyens qui doivent être respectivement consacrés à l’indemnisation et à l’accompagnement vers un nouvel emploi. Et si nous voulons éviter que des bassins d’emplois se transforment inexorablement en « bassins de chômage », il faut réexaminer sans délai nos dispositifs de revitalisation.
Sur ces deux enjeux, le Conseil d’Orientation pour l’Emploi a fait des propositions significatives, qui méritent une mise en œuvre rapide.
Le Conseil estime ainsi qu’en cas de fermeture complète d’un site ou d’un établissement, qui implique un préjudice accru et des difficultés supplémentaires pour trouver un emploi, la durée du congé de reclassement, aujourd’hui comprise entre 4 et 9 mois pourrait être étendue jusqu’à 12 mois. C’est d’ailleurs la durée qui a été retenue pour le contrat de transition professionnelle. Et cela tant que durera la crise. De même, l’Etat doit convaincre les groupes industriels de la nécessité de mettre en œuvre des dispositifs de solidarité à l’égard des entreprises sous-traitantes et de leurs salariés : on peut penser au prêt de main d’œuvre pour éviter des licenciements chez le sous-traitant, où à la participation de salariés d’entreprises sous-traitantes en chômage partiel à des actions de formation engagées par l’entreprise donneuse d’ordre, pour maintenir et améliorer leurs compétences.
Le Conseil d’Orientation pour l’Emploi juge par ailleurs nécessaire de renforcer et d’améliorer la revitalisation des territoires.
Dans la période actuelle, la responsabilité économique et sociale des entreprises doit jouer à plein, à la mesure du préjudice subi. En cas de fermeture de site ou de plans sociaux engagés par de grands groupes sur plusieurs sites ou bassins d’emploi, la contribution exigée des entreprises au titre de la revitalisation pourrait être majorée.
Mais surtout, soyons plus efficaces. Trop souvent, les actions de revitalisation interviennent trop tard. Elles sont trop dispersées. Elles n’associent pas tous les acteurs. Pour relancer l’activité, agissons sans délai en autorisant la signature de conventions de revitalisation avec les préfets dès la première réunion d’information/consultation du comité d’entreprise, alors qu’il faut attendre des mois aujourd’hui. Des mois où l’on se concentre exclusivement sur les licenciements alors que la priorité serait de créer de nouveaux emplois. Pour en finir avec le saupoudrage, mutualisons les efforts de revitalisation au niveau d’un bassin d’activité lorsque plusieurs entreprises ferment ou licencient. Et utilisons à meilleur escient les sommes perçues par l’Etat dans le cadre de l’application de l’obligation de revitalisation : elles pourraient être directement fléchées vers le Fonds d’investissement social plutôt qu’adressées au Trésor public. Enfin, proposons aux Régions de s’associer aux conventions de revitalisation engagées par l’Etat et les entreprises : la région constitue l’échelon territorial compétent en matière de formation professionnelle et de développement économique, il est logique qu’elle soit associée aux actions de développement économique local et qu’elle y contribue financièrement.
Marie-Claire CARRERE-GEE
Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi
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