24.04.2008
Des risques de schizophrénie...et des limites de la politique avec un "p" minuscule...
Nous nous en doutions fortement, sans en avoir la preuve formelle... c'est fait. Désireux de donner encore plus d'écho à son voeu demandant au Préfet d'arrêter immédiatement d'apporter le concours de la force publique pour des explusions locatives, M. Castagnou l'a présenté cette semaine à nouveau en Conseil de Paris. Dans sa réponse, le représentant du Préfet lui a rappelé que les propriétaires privés n'étaient pas les seuls à faire de telles demandes : des responsables d'organismes de logement social, dont Pierre Castagnou soi-même (pas en tant que maire d'arrondissement, mais en tant que président de la RIVP!!), ont également récemment demandé le concours de la force publique pour procéder à des explusions...Le représentant du Préfet lui a également rappelé, comme nous l'avions fait en Conseil d'arrondissement, que la loi sur le droit au logement opposable ne vise pas à interdire les explusions. Son objet, c'est de tout mettre en oeuvre pour prévenir efficacement les expulsions et lorsqu'elles sont inévitables, à reloger dans les meilleures conditions et les meilleurs délais les personnes de bonne foi confrontées à de graves difficultés.
22.04.2008
Sécurité routière et accidentologie à Paris : le mauvais bilan du 14ème
La Préfecture de police vient de publier le bilan 2007 de la sécurité routière et de l'accidentologie à Paris.
Sur les dix sections de voie les plus accidentogènes de Paris, deux sont dans le 14ème. Et si la majorité des arrondissements ne figure pas dans ce triste palmarès, notre arrondissement est le seul à y être présent deux fois, avec l'avenue Denfert-Rochereau (entre la rue Cassini et le Boulevard Raspail) et l'avenue du Général Leclerc (entre la rue Alphonse Daudet et la rue Sarrette). Sur ces deux avenues, on a compté 1 mort et 69 blessés lors de 54 accidents.
La Préfecture de police recense également les dix carrefours les plus accidentogènes de Paris : l'intersection entre l'avenue Jean Moulin et le Boulevard Brune est le 5ème carrefour le plus dangereux, avec 31 blessés lors de 25 accidents.
Ce triste palmarès n'est pas conjoncturel : les données recensées par la Préfecture correspondent à un cumul des années 2005, 2006 et 2007. Il appelle donc naturellement des actions structurelles, rapides et efficaces.
Au niveau parisien et pour la seule année 2007, les données les plus marquantes sont la forte amélioration constatée en ce qui concerne les accidents mortels (37 personnes tuées contre 64 en 2006) mais une forte progression du nombre des accidents (+7,9%) et des blessés (+8,4%, soit près de 17 000).
Les principaux enseignements de ce bilan concernent:
- l'importance du nombre de piétons blessés ou tués (plus de 45% des morts sont des piétons) alors qu'ils ne respectaient pas les règles du Code de la route sur la voie publique, par exemple en traversant hors des passages piétons;
- la vitesse excessive, qui demeure la première cause d'accidents;
- l'importance de l'alcool et des produits stupéfiants comme facteurs déclenchants ou aggravants;
- les menaces nouvelles pour les cyclistes: s'ils ne représentent que 2 à 3% de la circulation, ils représentant désormais 7% des victimes (694 en 2007, contre 407 en 2004, soit une augmentation de 70% en trois ans);
- enfin, les deux roues motorisées représentent plus de 37% des tués, et environ 53% des blessés.
20.04.2008
Conseil d'arrondissement du 14 Avril 2008
Lundi dernier avait lieu le second conseil d’arrondissement, première occasion pour vos nouveaux élus de se prononcer sur des désignations dans divers organismes locaux et sur trois vœux à l’attention du Maire de Paris et du Préfet de Police.
Concernant les désignations, nous serons présents dans les conseils d’administration de plusieurs établissements scolaires, au CCAS du 14ème et au Conservatoire de Musique Darius Milhaud. Nous ferons également en sorte de pouvoir exercer un véritable droit de regard sur l’attribution des logements sociaux en siégeant à la commission ad hoc.
Quant aux trois vœux présentés par l’équipe municipale, force est de constater qu’ils étaient d’un intérêt variable.
En votant pour le vœu relatif à l’aménagement de l’avenue du Général-Leclerc, nous avons voulu soutenir une démarche qui peut se révéler utile, à condition toutefois que la majorité municipale s'engage dans un véritable projet d'embellissement et de rationalisation de la circulation, et qu'il ne s'agisse pas une fois de plus d'une réalisation aboutissant à toujours plus d'embouteillages et d'engorgement de l'avenue et des rues adjaçantes.
Déjà engagé en 2002, ce projet n’a pu voir le jour en raison des travaux du tramway. Ces travaux étant désormais terminés, nous entendons que des avancées notoires soient constatées dans les prochaines années, grâce à une démarche concertée (riverains, RATP, communes limitrophes) et équilibrée.
Plus étonnant était le vœu demandant au Maire de Paris de ne pas utiliser de « boîtiers anti-jeunes »! Comme chacun le sait après que la presse s'en soit fait l'écho, il s'agit d'appareils destinés à empêcher le regroupement de jeunes dans les cages d’escaliers.
Bien qu’en désaccord avec nombre d’idées de Bertrand Delanoë, nous sommes loin de le penser capable de telles démarches, à la différence semble-t-il de sa propre majorité ! Après avoir demandé de modifier la formulation maladroite de ce vœu, nous l’avons voté.
Le dernier vœu visait à demander au Préfet de Police – tenu pour responsable des problèmes de logement en tant que représentant de l’Etat – la suspension des expulsions locatives des personnes dites de bonne foi dans l’attente d’un relogement dans le cadre du « droit au logement ».
La crise du logement n’est pas le fait du Préfet de Police, ni même le fait du Maire de Paris d’ailleurs. Nous nous sommes donc vigoureusement opposés à cette démarche politicienne et stérile, particulièrement condamnable s'agissant d'un sujet si douloureux pour des personnes et des familles en situation difficile et qui ne peuvent plus se loger.
Il nous paraissait en outre particulièrement démagogique et irresponsable de consacrer le principe de la fin des expulsions, tant pour les propriétaires que pour les locataires.
Pour avoir personnellement participé à l’élaboration du texte de loi sur le droit au logement opposable, j’ai l’intime conviction que la solution réside dans la coopération de tous les acteurs : la Ville, l’Etat, la CAF…
Cela passe en premier lieu par le renforcement des mécanismes assurantiels pour les propriétaires. Déjà engagé, ce processus doit être amélioré lorsqu’il concerne les locataires à faibles ressources.
Cela passe aussi par une gestion sérieuse et préventive des cas difficiles, notamment grâce à la commission de prévention des expulsions.
Enfin, cela doit passer par une capacité de relogement accrue. Le contingent dont dispose le Préfet pour reloger les personnes expulsées et refusées par les organismes HLM, est très limité. Dès lors, ce n’est que par une convention entre l’Etat et la Ville de Paris, prévoyant l’utilisation d’autres contingents de réservation, que l’on trouvera une solution efficace et durable au relogement des locataires expulsés.
C’est en faisant œuvre commune que l’on fait œuvre utile. Le temps du ping-pong politicien doit prendre fin…
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09.04.2008
Une opposition attentive et constructive au service de tous les habitants du XIVème
Le premier Conseil d’arrondissement s’est réuni le 29 mars dernier pour élire le maire et ses adjoints.
Cette séance inaugurale a également été l’occasion pour le groupe d’opposition que je conduis de montrer son engagement durable dans les affaires locales au service des habitants du 14ème et sa détermination à contribuer au débat démocratique, en premier lieu au sein du Conseil.
C’est donc une opposition attentive, constructive et alternative qui s’est mise au travail grâce aux mandats que vous nous avez confiés.
Les élus, mais aussi l’ensemble de l’équipe venue à votre rencontre pendant la campagne des élections municipales, seront attentifs à toutes les dimensions de la gestion municipale : utilisation de l’argent public, efficacité des services, respect de l’intérêt général. Et cela parce qu’ils veulent que l’on vive bien dans le 14ème et que notre arrondissement cesse de perdre du terrain par rapport à d’autres et par rapport aux villes de proche banlieue.
Nous serons attentifs, aussi, au respect de la longue liste de promesses égrenée par le maire, car la première responsabilité d’un décideur public élu est de respecter sa parole et la confiance que place en lui les citoyens : qu’il s’agisse de l’augmentation de l’offre de logements pour les classes moyennes, du rattrapage de tout ce qui n’a pas été fait pendant la mandature précédente pour la petite enfance, de l’amélioration des transports et du stationnement…
Vos élus sauront aussi être constructifs, afin que les bons projets – et notamment ceux qui ont été empruntés à notre programme ! - puissent aboutir. Le maire d’arrondissement doit en effet être l’ambassadeur efficace de ses projets auprès du Maire de Paris et de ses partenaires, qu’il s’agisse de l’Etat ou de la région, pour les faire aboutir. A cet égard, ils n’accepteront pas que la municipalité actuelle se défausse en tentant de faire porter à d’autres la responsabilité de ses propres carences.
Vos élus seront enfin une force alternative, à votre écoute. Aujourd’hui comme pendant la campagne, ils restent persuadés que nombre de propositions de l’actuelle municipalité sont inadaptées aux besoins ou illusoires.
Notre particularité et notre grande force, c’est de mettre à votre service une équipe compétente, soudée et motivée, soucieuse de faire progresser le 14ème et ses habitants, avec l’aide et la participation de tous.
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