20.04.2008

Conseil d'arrondissement du 14 Avril 2008

Lundi dernier avait lieu le second conseil d’arrondissement, première occasion pour vos nouveaux élus de se prononcer sur des désignations dans divers organismes locaux et sur trois vœux à l’attention du Maire de Paris et du Préfet de Police.

Concernant les désignations, nous serons présents dans les conseils d’administration de plusieurs établissements scolaires, au CCAS du 14ème et au Conservatoire de Musique Darius Milhaud. Nous ferons également en sorte de pouvoir exercer un véritable droit de regard sur l’attribution des logements sociaux en siégeant à la commission ad hoc.

Quant aux trois vœux présentés par l’équipe municipale, force est de constater qu’ils étaient d’un intérêt variable.

En votant pour le vœu relatif à l’aménagement de l’avenue du Général-Leclerc, nous avons voulu soutenir une démarche qui peut se révéler utile, à condition toutefois que la majorité municipale s'engage dans un véritable projet d'embellissement et de rationalisation de la circulation, et qu'il ne s'agisse pas une fois de plus d'une réalisation aboutissant à toujours plus d'embouteillages et d'engorgement de l'avenue et des rues adjaçantes.

Déjà engagé en 2002, ce projet n’a pu voir le jour en raison des travaux du tramway. Ces travaux étant désormais terminés, nous entendons que des avancées notoires soient constatées dans les prochaines années, grâce à une démarche concertée (riverains, RATP, communes limitrophes) et équilibrée.

Plus étonnant était le vœu demandant au Maire de Paris de ne pas utiliser de « boîtiers anti-jeunes »! Comme chacun le sait après que la presse s'en soit fait l'écho, il s'agit d'appareils destinés à empêcher le regroupement de jeunes dans les cages d’escaliers.

Bien qu’en désaccord avec nombre d’idées de Bertrand Delanoë, nous sommes loin de le penser capable de telles démarches, à la différence semble-t-il de sa propre majorité ! Après avoir demandé de modifier la formulation maladroite de ce vœu, nous l’avons voté.

Le dernier vœu visait à demander au Préfet de Police – tenu pour responsable des problèmes de logement en tant que représentant de l’Etat – la suspension des expulsions locatives des personnes dites de bonne foi dans l’attente d’un relogement dans le cadre du « droit au logement ».

La crise du logement n’est pas le fait du Préfet de Police, ni même le fait du Maire de Paris d’ailleurs. Nous nous sommes donc vigoureusement opposés à cette démarche politicienne et stérile, particulièrement condamnable s'agissant d'un sujet si douloureux pour des personnes et des familles en situation difficile et qui ne peuvent plus se loger.

Il nous paraissait en outre particulièrement démagogique et irresponsable de consacrer le principe de la fin des expulsions, tant pour les propriétaires que pour les locataires.

Pour avoir personnellement participé à l’élaboration du texte de loi sur le droit au logement opposable, j’ai l’intime conviction que la solution réside dans la coopération de tous les acteurs : la Ville, l’Etat, la CAF…

Cela passe en premier lieu par le renforcement des mécanismes assurantiels pour les propriétaires. Déjà engagé, ce processus doit être amélioré lorsqu’il concerne les locataires à faibles ressources.

Cela passe aussi par une gestion sérieuse et préventive des cas difficiles, notamment grâce à la commission de prévention des expulsions.

Enfin, cela doit passer par une capacité de relogement accrue. Le contingent dont dispose le Préfet pour reloger les personnes expulsées et refusées par les organismes HLM, est très limité. Dès lors, ce n’est que par une convention entre l’Etat et la Ville de Paris, prévoyant l’utilisation d’autres contingents de réservation, que l’on trouvera une solution efficace et durable au relogement des locataires expulsés.

C’est en faisant œuvre commune que l’on fait œuvre utile. Le temps du ping-pong politicien doit prendre fin…

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