29.07.2010

LE FIGARO économie

 

Mercredi 28 Juillet 2010

 

 

« Ne pas réduire la voilure

 

trop vite sur la politique de l'emploi »

 


LES DONNÉES publiées hier viennent le confirmer : « La France a plutôt mieux résisté que ses voisins face la crise. Notre niveau de chômage est proche de la moyenne, alors qu'il était bien plus élevé auparavant », constate la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE). Pour autant, prévient Marie-Claire Carrère-Gée, « la stabilisation du chômage au deuxième semestre, objectif que se fixent les pouvoirs publics, est loin d'être garantie. La croissance n'est pas suffisante pour créer des emplois. Même si la tendance est moins catastrophique que fin 2008-début 2009, la crise n'est pas finie du point de vue du chômage ; ses effets risquent d'être particulièrement durables dans notre pays » . D'où un appel à « ne pas réduire la voilure trop vite sur la politique de l'emploi » , alors que les enveloppes budgétaires doivent être réduites sur la période 2011-2013. « Il ne s'agit pas de tout reconduire aveuglément, chaque dispositif doit être évalué, mais la suppression du »zéro charge* pour les embauches dans les TPE, fin juin, semble par exemple prématurée. »

 

 Des recommandations sur l'illettrisme

 

Plus encore, la présidente du COE - instance consultative qui regroupe partenaires sociaux, hauts fonctionnaires, experts, élus... - redoute « un risque d'exclusion et de fracture accrue du marché du travail. On le constate avec la hausse du chômage de longue durée : pour une partie de la population, un accident de parcours peut s'avérer dramatique. Il s'agit notamment de personnes qui disposent de peu de compétences de base, que cela n'a pas empêché de travailler vingt ou trente ans dans une entreprise industrielle mais qui se retrouvent dans une situation difficile si cette entreprise se sépare d'eux ». C'est pourquoi le Conseil formulera à l'automne des recommandations sur l'illettrisme - un sujet tabou dans le monde du travail mais dont les partenaires sociaux sont de plus en plus conscients.

 

Autre priorité à retenir : des mesures contre le chômage des seniors, qui a flambé ces derniers mois. « La réforme des retraites prévoit une aide pour l'embauche d'un chômeur de plus de 55 ans. C'est très bien mais il faudrait aussi favoriser le maintien de ces personnes dans l'emploi , poursuit Marie-Claire Carrère-Gée . Par exemple, le fait de devoir verser une indemnité à un salarié qui part en retraite sanctionne les entreprises vertueuses, qui gardent leurs collaborateurs jusque-là. Pourquoi ne pas mutualiser ce coût ? On pourrait aussi discuter avec les partenaires sociaux d'une bonne formule pour rendre obligatoire la formation pour les seniors, ou trouver un système de bonus-malus sur les cotisations chômage. »

 

Le COE a aussi récemment prôné des mesures pour favoriser la mobilité professionnelle, notamment un « droit au retour » pour permettre au salarié de tenter sa chance chez un autre employeur et de revenir dans son entreprise de départ si la « greffe » n'a pas pris - ou, à défaut, de toucher une indemnité de départ et de pouvoir toucher une allocation-chômage. La métallurgie vient de signer un accord en ce sens. N'est-ce pas paradoxal, alors que les salariés semblent plus enclins, face à la crise, à s'accrocher à leur poste qu'à tenter l'aventure ailleurs ? « Justement, certains préfèrent rester dans une entreprise à l'avenir incertain que de s'inscrire dans une démarche d'évolution. Il faut lever ces freins. »  -   O. A.

 

 

Olivier Auguste oauguste@lefigaro.fr

22.07.2010

Installation de la Conférence nationale de l'industrie

http://www.industrie.gouv.fr/etats-generaux/cni/

 

 

Marie-Claire CARRERE-GEE a été nommée personnalité qualifiée membre de la Conférence nationale de l'industrie, une instance de concertation, présidée par le Premier ministre, rassemblant l’ensemble des acteurs concernés par les problématiques de l’industrie. Son ambition est de prolonger et développer le large consensus, obtenu dans le cadre des Etats généraux de l'industrie, relatif à la nécessité d’une industrie forte pour l’économie française.

La Conférence a vocation à poursuivre dans la durée les réflexions engagées dans le cadre des EGI, et notamment de suivre la politique industrielle qui sera mise en place.

Elle pourra notamment émettre des avis et propositions sur :

  • les mesures visant à développer l’industrie et ses emplois en France ;
  • le suivi du développement de l’emploi industriel, de l’adéquation du dispositif de formation avec les besoins de l’industrie ;
  • le suivi de la politique industrielle, par filière, en lien avec les comités de filières qui seront créés ;
  • les projets de texte législatif ou réglementaire, susceptibles d’avoir un impact sur l’industrie ;
  • l’évaluation des aides publiques en faveur de l’industrie.

La CNI a été créée par le décret n°2010-595 du 3 juin 2010. Ses membres ont été nommés par un arrêté du Premier ministre du 6 juillet 2010. La CNI comprend, outre les représentants de l’Etat et les élus, trois collèges :

  • le collège des entreprises industrielles, composé de 15 membres
  • le collège des salariés de l’industrie, composé de 10 membres (2 représentants de la CGT, 2 représentants de la CGT-FO, 2 représentants de la CFDT, 2 représentants de la CFE-CGC, 2 représentants de la CFTC)
  • le collège des personnalités qualifiées nommés en fonction de leurs compétences ou leur expérience industrielle, et composé de 7 membres. Au sein de ce collège, M. Jean François Dehecq, qui a piloté les travaux nationaux des EGI, a été nommé vice-président de la CNI.

Colloque du Conseil d'Orientation pour l'Emploi : l'emploi par delà la crise

 

http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1209

28.06.2010

Alerte medias

 

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée de Radio Orient

Lundi 28 juin 2010

Parlons-En : "Comment passer d'une situation de crise à une ...
par Radoio Orient
Thème : "Comment passer d'une situation de crise à une situation de reprise ?" Invités : - Marie-Claire Carrere Gee, présidente du conseil d'orientation pour l'emploi. - Jean-François Cirelli, vice-président du DG de GDF Suez. ...
http://www.radioorient.com/Parlons-En-Comment-passer-d-un...

27.06.2010

Actualités media

 

Point de vue

Réforme des retraites, rigueur financière : cela ne suffit pas !

Dans un contexte de tempête sur les marchés, le gouvernement s'apprête à engager une réforme majeure : la réforme des retraites. Majeure compte tenu de ses enjeux financiers. Majeure, aussi, pour chacune et chacun d'entre nous. La retraite, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. La retraite, beaucoup de jeunes, déjà, n'y croient pas.

Certes, réformer les retraites ne figurait pas explicitement dans les clauses du contrat passé avec les Français en 2007, mais la crise non plus. Certes, les risques sont élevés : à tout miser sur cette réforme, le danger existe d'échouer après avoir perdu une année entière sur un sujet qui n'est pas le seul d'importance pour le pays. L'autre risque est de déboucher, dans la douleur, sur une réforme en trompe-l'œil. Cela rendrait tout à la fois nécessaire et improbable une nouvelle réforme après 2012. Mais une réforme est indispensable, et il faut la mener à bien.

Une chose est sûre cependant : réformer les retraites, et faire des économies budgétaires, cela ne suffit pas. Bien entendu, on peut le penser, le projet de réforme devrait être équilibré et juste, avec une dose d'efforts demandée aux actifs, une dose d'efforts demandée aux retraités, une dose d'efforts demandée aux plus riches et, pourquoi pas, un prélèvement sur le secteur ou les revenus financiers.

Ma conviction est que ce subtil équilibre ne sera pas, à soi seul, à la hauteur des enjeux si, parallèlement, un cap n'est pas fixé. Si du sens n'est pas donné. Si notre pacte social n'est pas revisité et conforté.

Pacte social, avez-vous dit ? L'horreur ! Le social, ce sont des déficits, de l'assistance, des profiteurs, un système à bout de souffle… Eh bien non, le pacte social, c'est autre chose. C'est ce qui fait tenir chacun d'entre nous, et le pays, debout.

Certes, le pacte social qui nous unit est solide : il repose sur des décennies, voire des siècles d'histoire politique et sociale. Et il nous donne de sérieux atouts individuels et collectifs. Mais, ce pacte social, il nous faut tout à la fois le revisiter et le conforter : dans ses composantes actuelles, il est bancal. Il ne nous donne pas la force suffisante pour adresser tous les fondamentaux qui façonnent actuellement les existences de chacun et l'évolution du pays. Tout simplement parce qu'il ne les intègre pas : nous vivons dans un pays européen et pleinement intégré dans le monde. Un monde où, pour l'instant, la finance a pris le dessus, jusqu'à se muer en la plus puissante des armes de destruction massive. La finance n'est pas seule en cause : la France ne produit plus dans des conditions et avec une spécialisation qui nous permettraient de progresser sans effort dans la compétition internationale. Les parcours professionnels ne sont plus ce qu'ils étaient. Et nous n'avons jamais vraiment admis la réalité, à savoir que réussir économiquement sans compromettre notre bien-être individuel et collectif suppose une vision globale du trio : emploi/salaires/protection sociale. Notre cohésion sociale est mise à l'épreuve, avec le chômage de masse, les conséquences d'une politique d'intégration qui n'a pas pleinement réussi et des inégalités croissantes entre Français et entre territoires. Depuis longtemps, protégés par un euro qui n'a pas emporté l'adhésion, nous vivons au dessus de nos moyens. Et pourtant, nous avons l'impression que le service rendu par la dépense publique, – qu'il s'agisse des services publics ou du niveau de notre protection sociale – ne cesse de se dégrader.

 HIÉARCHISER NOS PRIORITÉS COLLECTIVES

Alors que les meilleurs esprits débattent aujourd'hui des modalités de sanctuarisation – peut-être même dans la Constitution –, de principes de retour à l'équilibre budgétaire, alors qu'ils réfléchissent aux règles budgétaires et financières européennes qui devraient s'imposer aux Etats, il serait aussi inefficace que dangereux de limiter l'enjeu à ces questions et de ne mobiliser nos énergies que pour faire face aux tempêtes financières.

L'enjeu, c'est que les Français décident ensemble de ce qu'ils veulent devenir et des valeurs qu'ils doivent faire prévaloir. Et que ces principes soient, eux aussi, justement consacrés.

A mon sens, il nous faut dire, ensemble, selon quels critères de justice – et pas seulement avec quelle intensité –, nous allons nous engager dans la réduction massive de nos déficits et nos dettes. Cela veut dire, par exemple, déterminer quelles garanties sociales fondamentales nous devons sanctuariser, et à quel niveau. Elargir, absolument, la notion de "bouclier" aux sacrifices demandés aux plus vulnérables comme aux classes moyennes, en termes quantitatifs et qualitatifs.

Conforter notre pacte social, cela veut dire hiérarchiser nos priorités collectives. Ma conviction, c'est qu'une seule mérite un engagement absolu : l'emploi. Tout le reste passe après. Sinon, le risque est grand que la France, et l'Europe avec elle, meurent guéries, après une agonie rendue d'autant plus douloureuse que les efforts consentis auront été massifs.

Conforter sur notre pacte social, c'est enfin deux choses : cesser de penser le "social" seulement à l'intérieur de nos seules frontières, et cesser tout autant de ne penser l'européen et l'international qu'en termes économiques et financiers. De la même manière que la France s'est imposée pour promouvoir des idées nouvelles pour faire face à la crise, elle doit être aux avant-postes pour porter de nouvelles règles sociales européennes et internationales. Nous devons définir les bases d'une concurrence juste et loyale entre pays européens sur les salaires et les conditions de travail, et les faire reconnaître par les instances européennes et internationales. Déterminer les leviers dont il faut s'emparer pour que les Etats reprennent le dessus face au secteur financier, sorti globalement indemne d'une crise qu'il a provoquée et qui, maintenant, s'attaque à eux. Définir les voies et moyens selon lesquels nous pourrons faire prévaloir, avec les autres européens, des rapports économiques respectueux des citoyens et de la planète.

Sans réponses et doctrines partagées sur ces questions, une réforme des retraites, et la rigueur budgétaire avec elle, sont un pari hasardeux. Dans la période que nous connaissons, croît-on nos concitoyens assez dociles pour qu'une taxe sur les bonus suffise à apaiser leur soif de justice ? Croît-on les Français assez résignés pour accepter durablement que notre seul objectif, dans la vie, est d'éviter de devenir Grecs ? Croît-on les Français assez engourdis pour considérer qu'ils n'ont pas, déjà, payé un tribut suffisamment lourd à la crise ? Les pense-t-on assez dupes pour ne pas réaliser que le secteur financier s'en est, globalement, bien sorti ? Les croît-on suffisamment attachés à l'euro pour accepter de payer la facture rubis sur l'ongle et sans broncher?

Sans réponses et doctrines partagées sur notre pacte social, une réforme des retraites, et la rigueur budgétaire avec elle, ne pourront être "réussies" que sur le terreau de la peur et de la résignation. C'est peut-être une voie de passage commode à très court terme, mais ce n'est certainement pas la bonne façon, pour le pays, de vivre sereinement et fièrement ce siècle.

Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi.

Actualités medias

 

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée du Grand journal de BFM vendredi 25 juin 2010.

http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=6

Actualité medias

 

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée des matins de FRANCE CULTURE, lundi 21 juin 2010

http://www.dailymotion.com/video/xdrfy3_marie-claire-carr...

11.05.2010

EMPLOI DES SENIORS : DU BON USAGE DE L'ANCIENNETE

Une version plus courte de cette tribune a été publiée dans le Figaro du samedi 8 mai 2010

 

 

Avec une grande violence, la crise a successivement frappé les deux catégories les plus défavorisées sur le marché du travail. On le sait, elle a d’abord massivement touché les jeunes qui entraient sur le marché du travail ou avaient des contrats temporaires. Depuis plusieurs mois, on en parle moins, ce sont les plus âgés qui trinquent : le chômage des hommes de plus de 50 ans a bondi de 26%. Bilan, aujourd’hui : 660 000 chômeurs de plus de 50 ans.

 

Sans volonté politique très forte, ces demandeurs d’emploi ont statistiquement peu de chances de sortir rapidement de la difficulté. Franchi le cap de la cinquantaine, il est très difficile de retrouver du travail, de surcroît dans une économie qui retrouve à peine son souffle. La moitié des chômeurs de plus de 50 ans sont des chômeurs de longue durée.

 

Si notre taux d’emploi des plus de 55 ans est si faible – 38,9% - ce n’est pas seulement à cause de la retraite à 60 ans. Bien sûr, elle vient massivement amputer le taux d’emploi après 60 ans (17,1% seulement). En outre, elle imprègne probablement les comportements de tous – entreprises, salariés, acteurs de la politique de l’emploi – en réduisant l’horizon d’activité. Mais c’est dès le début de la cinquantaine que le taux d’emploi décroche. En matière de formation professionnelle, le « vieillissement » des salariés est encore plus précoce : le taux d’accès à la formation plonge après 45 ans.

 

Les causes du mal sont profondes. Si elles l’étaient moins, on ne qualifierait d’ailleurs pas de « seniors » les plus de 50 ans ! Cette notion n’a cours, ni dans les magazines féminins pour parler des femmes de 50 ans, ni dans le domaine de la consommation : le marché des seniors est celui des plus de 60 ou 65 ans. Toujours plus en forme, souvent parents de jeunes enfants et/ou geeks dans la vie, les quinquagénaires seraient méconnaissables dans l’entreprise : moins adaptables, moins performants, moins dynamiques, peu volontaires pour apprendre.

 

Pendant plusieurs décennies de chômage de masse, sur le fondement de ces préjugés et dans une logique erronée de partage du travail, tout a été inventé, avec l’accord de l’Etat, des partenaires sociaux et des salariés eux-mêmes, pour faciliter la mise à l’écart des « fins de carrière », en rendant la séparation financièrement moins douloureuse pour les salariés : préretraites subventionnées par l’Etat, mise à la retraite d’office, dispense de recherche d’emploi, allocation équivalent retraite pour ceux qui n’ont, ni travail, ni allocation chômage, ni l’âge de la retraite…Au total, dans les années 80-90, on avait en permanence entre 500 et 700 000 personnes exclues, tant du marché du travail que des chiffres du chômage avec des dispositifs de cessation anticipée d’activité !

 

La pression pour faire sortir les plus âgés du marché du travail est tellement forte qu’elle s’engouffre dans la moindre brèche. Ainsi, la fin des « garanties de ressources », à partir de la fin des années 80, n’a eu aucun résultat, la « dispense de recherche d’emploi » ayant pris le relais.

 

Sortir de cette situation exige une volonté sans faille. Pour changer la donne, ce n’est pas l’un ou l’autre de ces dispositifs qu’il faut supprimer, mais tous !

 

C’est la voie dans laquelle se sont engagés les gouvernements et les partenaires sociaux depuis 2002. Avec quelques résultats, d’ailleurs : depuis 2003, le taux d’emploi des 55-64 ans a progressé de 4,6 points. La réforme des retraites, en 2003, s’est accompagnée de l’extinction progressive des préretraites et des mises à la retraite d’office. Les retraites ont été majorées pour ceux qui prolongent leur activité. En 2006, c’est la fin de la contribution Delalande qui a été décidée. Et deux lois de 2008 ont encore amplifié le mouvement : fin des mises à la retraite d’office avant 70 ans, augmentation des majorations de retraite, atténuation des limites d’âge dans la fonction publique, extinction progressive de la dispense de recherche d’emploi, et, aussi et surtout, obligation de conclure des accords exigeants sur l’emploi des seniors dans les entreprises, sous peine d’une lourde sanction financière.

 

Car là est l’urgence, désormais : un nouveau dialogue social dans l’entreprise et le changement des pratiques RH, pour favoriser le maintien dans l’emploi et le recrutement des plus de 50 ans. Pour cela, il faut radicalement changer les mentalités, penser et agir « compétences » plutôt qu’ « âge ». Modifier les modes de recrutement en surmontant les stéréotypes. Mettre en place les « entretiens de deuxième partie de carrière », qu’un accord des partenaires sociaux a rendus obligatoires à partir de 45 ans. Augmenter très fortement l’accès à la formation. Faciliter les  possibilités de changement de métier et la mobilité à l’intérieur de l’entreprise. Améliorer les conditions de travail, au profit de tous les salariés de l’entreprise. Aménager les fins de carrière, avec le temps partiel et la retraite progressive. Tenir compte des situations individuelles : tous les salariés n’ont pas le même état de santé, tous n’ont pas effectué des travaux pénibles.

 

 

Il ne faut pas se voiler la face, une fois les dispositifs de mise à l’écart des salariés plus âgés supprimés, une fois les mentalités changées et les mauvaises pratiques RH éliminées – ce qui prendra un certain temps-,  restent quelques questions d’argent. Dans bien des circonstances, le licenciement – ou le non recrutement- d’un salarié de plus de 50 ans est « motivé », si l’on peut dire, par des considérations matérielles très prosaïques. Sauf pour des compétences rares, en effet, dans un marché du travail marqué par un chômage très abondant, pourquoi envisager de payer cher des salariés de plus de 50 ans alors que de plus jeunes, aux salaires plus faibles, pourraient faire l’affaire ? Pourquoi, si l’on anticipe des difficultés économiques, continuer à employer un salarié de plus de 50 ans, quand chaque année qui passe est synonyme de salaire plus élevé, de primes de licenciement potentielles plus onéreuses ou d’indemnité de départ à la retraite systématique après 10 ans d’ancienneté ?

 

Vouloir améliorer l’emploi dans la seconde partie de carrière implique, il me semble, de faire un bon usage de l’ancienneté. Non pour remettre en cause les primes d’ancienneté: inciter les salariés à être fidèles à leur entreprise est un bon principe et le sera d’autant plus en sortie de crise. Mais il faut corriger certains mécanismes liés à l’ancienneté, qui jouent comme un encouragement à se séparer prématurément du salarié.

 

Plusieurs pistes de réformes peuvent à mon sens être envisagées, avec les partenaires sociaux.

 

La première consisterait à faire bénéficier tout employeur gardant le salarié jusqu’au départ en retraite d’une prime ou d’une réduction de cotisations chômage. Cet avantage devrait compenser, et au-delà, le coût des indemnités de départ en retraite. Bien entendu, le dispositif devant être neutre dès le départ pour les finances sociales, le taux de cotisation de droit commun pourrait être en contrepartie légèrement augmenté.

 

La seconde piste s’inspire du système d’indemnisation de la perte d’emploi autrichien et fait actuellement l’objet de discussions en Espagne. L’idée est simple : provisionner les coûts liés à la séparation (licenciement ou départ en retraite), et effacer ainsi l’impact de l’ancienneté. Concrètement, les salariés autrichiens bénéficient depuis 2003 de comptes d’épargne individuels financés par leurs employeurs tout au long de leur carrière. Lorsqu’un salarié est licencié moins de 3 ans après son entrée dans l’entreprise, les sommes capitalisées sont transférées chez le nouvel employeur. Au-delà, le salarié peut, soit percevoir une indemnité prélevée sur son compte, soit continuer à épargner, le cas échéant jusqu’au départ en retraite où les sommes accumulées sont ajoutées à la pension de retraite. Un tel système n’encourage pas l’employeur à se séparer prématurément de son salarié. Il donne de surcroît à ce dernier une liberté nouvelle : à tout moment, le salarié peut quitter son entreprise pour en rejoindre une autre sans perdre son ancienneté.

 

D’autres solutions sont probablement envisageables, les partenaires sociaux ont certainement des idées. Mais si l’on ne veut pas que les salariés de plus de 50 ans soient paradoxalement les grands perdants de la suppression des préretraites, c’est le maintien dans l’emploi qui doit être favorisé, c’est la dynamique des recrutements après 50 ans qu’il faut relancer. Pour cela, aucune piste ne doit être négligée.

 

 

 

Marie-Claire CARRERE-GEE

 

 

12.03.2010

DANS LES MEDIA

 

 

Les restructurations au programme du Conseil d'orientation pour l'emploi

[ 10/03/10  ]

Le COE va travailler sur des propositions de réforme de la réglementation des plans sociaux. Salariés précaires ou encore sous-traitants figureront à son programme.

A défaut d'être sollicité par le gouvernement, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) a décidé de rouvrir le dossier des restructurations. Une façon de dire à l'exécutif que, lorsque l'on a réussi sur de telles questions à aboutir à des propositions consensuelles, il serait bon qu'elles se concrétisent. « Autant, sur tous les autres volets, emploi, chômage partiel, une majorité de nos propositions de mai dernier ont été reprises, autant nous n'avons pas été suivis sur la revitalisation et nous le regrettons », déclare la présidente du COE, qui ajoute : « Nous avons à coeur quand nous proposons quelque chose de le voir appliqué. » Marie-Claire Carrère-Gée estime qu' « il est de la responsabilité du COE d'avoir un rôle d'aiguillon et de rappeler si besoin était que ces enjeux ne sont pas derrière nous », soulignant que « le nombre de plans sociaux a doublé en 2009 et reste à un niveau très élevé ».

Le Conseil d'orientation pour l'emploi devrait travailler notamment sur les travailleurs précaires, ou encore les sous-traitants, grands oubliés de la législation française sur les restructurations, qui se concentre sur les licenciés estampillés « économiques ». Il compte aussi évaluer l'efficacité des différentes obligations légales, par exemple celle de revitalisation des bassins d'emploi, « un sujet sensible », commente un membre du COE. « On veut vraiment regarder de près tous les enjeux d'emploi qui se posent lors de restructurations », explique-t-il. Le Conseil économique social et environnemental a de son côté sévèrement critiqué l'efficacité de ces cellules de reclassement dans un rapport récent (« Les Echos » du 21 janvier).

L'illettrisme en question

L'objectif, explique Marie-Claire Carrère-Gée, est d'aboutir à un ensemble de propositions « immédiatement opérationnelles » « avant l'été ». D'ici là, le COE, qui a mené une série d'auditions sur la situation économique, n'exclut pas de faire des propositions plus générales sur l'emploi, qui viendraient alimenter notamment le rendez-vous annoncé par le chef de l'Etat sur le sujet avec les partenaires sociaux en avril. Par ailleurs, à la demande de la CGT, le Conseil d'orientation pour l'emploi va aussi se pencher sur la question de l'illettrisme, au sens des savoirs de base requis pour travailler aujourd'hui, avec pour objectif d'aboutir à des propositions en septembre.

L. DE C., Les Echos

26.02.2010

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée du Grand journal de BFM

Téléchargez le podcast:

http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=13

03.02.2010

DANS LES MEDIA

Retrouvez BIBLIOTHEQUE MEDICIS le 05/02/2010 à 18h30 sur LCP Public Senat

Les défis économiques

Rediffusion le :
vendredi 05/02/2010 à 23h30
samedi 06/02/2010 à 05h00
samedi 06/02/2010 à 13h00
Durée : 60 minutes

- En ce début d'année, quelles sont les perspectives et les chances d'une reprise de la croissance ? (et de quelle croissance ?)... c'est-à-dire de l'emploi . c'est-à-dire de l'avenir de la stabilité sociale et politique de tous les pays concernés, y compris la France.. - Il y a un an, le monde frôlait la catastrophe : il était en pleine récession.Il en est sorti. Et alors qu'aujourd'hui la crise n'est pas finie, on entend parler de l'après-crise : est-ce vrai ? . comment s'y préparer ? . à quels changements faut-il s'attendre ? . dans les pays, dans les entreprises, dans les comportements de chacun de nous.

Animée par Jean-Pierre ELKABBACH, avec :

Marc LADREIT DE LACHARRIERE, président de Fimalac

Jean-Paul EMORINE, Président de la Commission des affaires économiques du Sénat

Marie-Claire CARRERE-GEE, Présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi

Thierry BRETON, ancien ministre de l'économie, patron de l'entreprise de technologies Atos Origin

REVUE DE PRESSE

LA TRIBUNE

 

 

Mardi 26 Janvier 2010

 

Green business  

 

« Un vrai défi adressé au système de formation »

 

Dans son rapport « Croissance verte et emploi », le Conseil d'orientation pour l'emploi préconise un plan « Marshall pour la formation ».

 

Interview de Marie-Claire CARRERE-GEE, présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi

 


Pourquoi le Conseil d'orientation pour l'emploi publie-t-il ce rapport « Croissance verte et emploi » ?

C'est maintenant que se jouent, à l'échelle mondiale, les enjeux de la sortie de crise et la croissance verte en fait partie. La responsabilité du Conseil d'orientation pour l'emploi, c'est aussi de préparer l'avenir. C'est la première fois que, de façon réfléchie, on décide, à l'aube d'une mutation économique, de s'emparer des enjeux sur l'emploi pour élaborer une stratégie. Ce travail n'avait pas été fait pour les mutations liées aux technologies de l'information et de la communication, et la France n'occupe pas la place qu'elle devrait dans ce secteur. En plus d'une stratégie économique et industrielle, c'est important d'élaborer une stratégie emplois assumée par l'ensemble des acteurs dont les partenaires sociaux, à tous les niveaux.

Sur quel constat se fondent vos recommandations ?

Jusqu'à présent, le débat s'est beaucoup focalisé sur la quantité des emplois liés à la croissance verte. Les études réalisées avec diverses méthodologies concluent à un gisement de plusieurs centaines de milliers d'emplois, jusqu'à 600.000 pour la France. Ce potentiel existe incontestablement, il s'agit de le concrétiser. Surtout, un autre enjeu nous semble tout aussi décisif, les millions de salariés dont les compétences, l'organisation du travail et les métiers sont amenés à évoluer du fait de cette croissance verte. Et cela représente un vrai défi adressé à l'ensemble du système de formation, qui nécessiterait un « plan Marshall pour la formation. »

Le système de formation est-il prêt à relever ce défi ?

Dans l'enseignement supérieur, le processus d'adaptation des diplômes se fait à un rythme satisfaisant. Mais dans le secondaire, nous suggérons des procédures dérogatoires et accélérées car les méthodes actuelles, avec les commissions professionnelles consultatives (CPC), sont bien trop lentes. Par ailleurs, les grandes entreprises peuvent jouer un rôle pour diffuser la formation chez leurs sous-traitants et former les formateurs. Il s'agit d'amorcer la pompe et d'atteindre le bon dimensionnement.

Quelles sont les principales conditions de concrétisation de ce potentiel d'emplois ?

Cette croissance verte implique une vraie demande et une vraie offre. Côté demande, il faut informer, conseiller, solvabiliser via des aides et incitations financières. L'État a un rôle à jouer mais la commande publique doit être à la hauteur et dans les délais prévus et posséder l'expertise nécessaire pour élaborer des appels d'offres « verts ». Du côté de l'offre, le volet recherche est essentiel. Et, là encore, l'État doit favoriser le développement de nouvelles filières via la commande publique, les normes et la collaboration avec les territoires.

Ne craignez-vous pas que le retard pris sur le vote de la loi Grenelle 2 ne nuise à l'atteinte de ces objectifs ?

Après les engagements français, nous souhaitons attirer l'attention des pouvoirs publics sur l'ampleur de leurs responsabilités en matière de formation, de chantiers publics et de respect du calendrier. Concernant Grenelle 2, il ne faudrait pas que l'économie soit placée dans une situation d'attentisme. Mais nous pensons que les emplois de la croissance verte sont à notre portée. n

 

Propos recueillis par Dominique Pialot

 


 

 

 

 

LES ECHOS

 

Mardi 26 Janvier 2010

 

France

 

La formation, talon d'Achille de la « croissance verte »

 


Pour le gouvernement, la « croissance verte » est déjà créatrice d'emplois. Hier matin, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Valérie Létard, a annoncé que Pôle emploi a recensé en janvier plus de 16.000 offres d'emploi à pourvoir immédiatement dans ce secteur, dont 10.990 sont directement liées aux dispositions du Grenelle de l'environnement. Encore faut-il pouvoir trouver les salariés capables de remplir ces nouvelles fonctions. Dans un rapport publié hier, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) appelle de ses voeux un « plan Marshall » de la formation aux compétences vertes. Chaque année, par exemple, le COE estime que 290.000 personnes devront être formées dans le secteur du bâtiment pour leur permettre de s'adapter aux changements induits par la nouvelle manière de construire afin de respecter les objectifs d'efficacité énergétique prévus dans le cadre du Grenelle. A cela s'ajoutent les besoins en matière de formation initiale pour les jeunes. Aujourd'hui, 50.000 jeunes suivent un cursus scolaire lié au bâtiment, un chiffre qu'il faudrait porter à 70.000, ce qui supposerait de créer une classe de bâtiment de 20 élèves dans chacun des 1.000 lycées professionnels afin de développer de nouvelles formations pour les secteurs des énergies renouve lables et de l'isolation.

 

Jusqu'à présent, le secteur du bâtiment avait utilisé le mécanisme des certificats d'économies d'énergie, qui fixe des obligations aux producteurs d'énergie, pour financer la formation de ses artisans. De cette manière, EDF finance depuis 2008, et jusqu'en 2010, des stages pour 50.000 professionnels. « Sauf exception, il ne s'agit pas de créer de nouvelles formations mais de verdir les formations existantes », souligne le rapport du COE, tout en rappelant que les processus de mise à jour des diplômes par les commissions professionnelles consulta tives qui travaillent pour l'Education nationale « ne sont pas suffisamment rapides ».

 

 

Créer des labels

Le COE, instance rattachée à Matignon qui réunit élus, experts, représentants patronaux et syndicaux, appelle également de ses voeux la création de labels permettant au grand public d'identifier les professionnels qui ont été formés à ces nouvelles technologies vertes. L'attribution par l'Etat de crédits d'impôt liés à ces travaux d'économies d'énergie ou autres devrait pour le COE être soumise à la condition que les particuliers fassent appel à des professionnels labélisés. « C ette garantie est nécessaire pour que les clients puissent s'engager en toute confiance. Il faudrait confier à des organismes indépendants et disposant des moyens adéquats le soin de délivrer ces labels », ajoute le rapport.

 

La question des salariés des TPE-PME doit également être traitée pour le COE. Ce dernier demande que les grandes entreprises soient associées à la formation des salariés de leurs sous-traitants, qu'elles puissent aussi détacher provisoirement certains de leurs salariés formés aux nouvelles technologies auprès des organismes de formation.

 

La communication gouvernementale sur la « croissance verte » va se poursuivre jeudi avec l'organisation d'une conférence nationale sur ce thème. Les professionnels attendent non pas des déclarations d'intention mais des mesures concrètes et des financements précis.

 

 

J. CH.


 

 

 

 

 

 

LE PARISIEN

 

 

Lundi 25 Janvier 2010

 

 

 

Emploi

 

Le bon filon de la croissance verte

 


En partenariat avec RTL pour sa journée pour l’emploi, cap sur les métiers liés à l’environnement, un vrai gisement d’embauches. 600 000 emplois doivent être créés d’ici à 2020.

Concept marketing, slogan politique ou réalité économique ? La croissance verte doit se concrétiser pour montrer que l’adaptation de l’économie aux politiques de lutte contre le changement climatique peut être génératrice d’emploi. Alors que le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) remet aujourd’hui son rapport sur les conditions nécessaires pour faire de la croissance verte une croissance riche en emplois de qualité, de nombreuses études ont déjà identifié les gisements de métiers liés au développement de l’économie verte. Ainsi, d’après une étude du Bolton Consulting Group réalisée en 2009, « les programmes du Grenelle devraient générer environ 450 milliards d’euros d’activité sur douze ans (2008-2020) et contribuer à créer environ 600 000 emplois bruts sur la période », principalement dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des énergies renouvelables.

 

Mobilisation

 

Une autre étude de l’Ademe réalisée en 2008 prévoit quant à elle que l’emploi dans les domaines des énergies renouvelables (équipement et production) et de l’amélioration de l’efficacité énergétique (secteur résidentiel et transports) pourrait doubler entre 2007 et 2012, passant de 220 000 emplois à 440 000 emplois environ.

Mais pour montrer que la croissance verte n’est pas un concept abstrait et qu’il y a déjà des offres concrètes d’emploi, Pôle emploi publie son top 50 des métiers verts, avec 16 000 offres disponibles à saisir de suite et qui s’adressent pour les deux tiers d’entre elles à des personnes détentrices du CAP, BEP ou bac pro.

Lors de la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte qui se tiendra jeudi au Cnit à La Défense, Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée du développement durable, partant des conclusions qui lui ont été rendues, annoncera comment le gouvernement se mobilise en faveur de la croissance verte. « On en a les moyens à condition de rénover et de décloisonner les formations et les compétences, et de travailler main dans la main avec les entreprises et les branches professionnelles », précise la secrétaire d’Etat.

 

Maxime Goldbaum

 

EUROPE 1.fr

 

Des métiers verts sans main-d’œuvre ?

Par Maud Descamps

Publié le 26 Janvier 2010 à 19h44 Mise à jour le 26 Janvier 2010 à 19h44

 

Si la croissance verte peut générer des milliers d’emplois, la main-d’œuvre pourrait avoir du mal à suivre. Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), qui a publié lundi un rapport sur l’impact de la croissance verte sur le secteur de l’emploi, met en garde. "Il va falloir adapter les formations professionnelles aux nouvelles exigences et nouveaux métiers", générés par le tournant vert pris par la France, explique Marie-Claire Carrere-Gee, présidente du COE, à Europe1.fr.

"Une montée en charge des demandes de formation"

En effet, si les prévisions sur la prochaine décennie sont plutôt optimistes en matière d’impact sur l’emploi (600.000 pourraient être créés), les formations professionnelles vont devoir suivre la cadence. "On prévoit une montée en charge des demandes de formation", explique la présidente du COE, "mais aussi une modification des contenus de formation", ajoute-elle.
Des formations qui concernent aussi bien les grands groupes français que les petites PME. Les artisans du bâtiment seront particulièrement touchés. Nombre d’entre eux seront confrontés à une nécessité de remise à niveaux de leur compétences afin de remplir les exigences du Grenelle. "Il faut donc réfléchir à la manière dont ils auront accès à ces formations. On pense notamment au e-learning (apprentissage par Internet)", explique Marie-Claire-Gee, "mais il faudra aussi prévoir les remplacements des employés pendant qu’ils suivront ces formations".

Adapter les diplômes

Autre domaine impacté par l’évolution des compétences et par la création de nouveaux métiers, l’Education nationale. Là encore, le COE souligne la nécessité de modifier au plus vite les diplômes.
"Le but du rapport que nous avons publié est de sensibiliser tous les acteurs de la formation pour qu’ils s’adaptent. Et dans l’Education nationale, cela ne va pas assez vite", explique la présidente du COE. Le Conseil préconise, notamment, des procédures dérogatoires pour adapter les diplômes au plus vite.

Des emplois vert pâle

Mais au final peu de nouveaux métiers seront créés, souligne le COE et la plupart d’entre eux seront hautement qualifiés. Il s’agira de métiers d’analystes, d’ingénieur, de conseillers etc. Autre observation sur ces nouveaux "métiers verts", que présentera Valérie Létard jeudi, celle de France nature environnement (FNE). "Elle (Valérie Létard, ndlr) confond les emplois verts avec des emplois curatifs", dénonce Gaël Virvoulet du réseau FNE.
Selon l’administrateur de FNE une grande partie des emplois qui seront générés par la croissance verte seront destinés à « pallier les problèmes de pollution qui existent déjà.» De plus, la FNE souligne que beaucoup de ces emplois seront des emplois liés à la transition économique et donc à la pérennité limitée. "Il s’agit d’emplois vert pâle", ironise Gaël Virvoulet, "ce qu’il faudrait c’est développer des emplois destinés à informer et à pousser les gens à changer leurs habitudes et leurs comportements de tous les jours", afin de les inscrire dans une démarche de développement durable.

 

LE MIDI LIBRE

 

 

Mardi 26 Janvier 2010

 

Les emplois écologiques, mine encore inexploitée

 


 Les emplois écologiques, mine encore inexploitée

Tous les signaux passent au vert... Le Pôle Emploi a ainsi recensé plus de 14 000 emplois « verts » à pourvoir immédiatement, dont 10 990 découlent directement des décisions du Grenelle de l'environnement, selon le secrétariat d'Etat chargé du social auprès du ministère du Développement durable. Ces emplois sont

 « disponibles dès aujourd'hui » , insistent les services de la secrétaire d'Etat, Valérie Létard, qui a commandé ce recensement à Pôle Emploi pour une journée de l'emploi vert en partenariat avec RTL. De l'entretien des espaces naturels à la distribution et l'assainissement de l'eau, ou à la revalorisation des produits industriels

(recyclage ou retraitement), le Pôle Emploi a dénombré 2 352 postes à pourvoir immédiatement sur des métiers spécifiquement liés à l'environnement. Le Grenelle, en établissant de nouvelles normes thermiques dans le bâti favorisant les économies d'énergie et les énergies alternatives, a généré 10 990 postes, essentiellement dans les métiers du bâtiment (isolation, thermique, charpentes en bois...), mais aussi dans l'agriculture (conseil et assistance technique, ingénierie en agriculture et environnement naturel...). Une troisième catégorie d'emplois en stocks, classés comme des « métiers inchangés mobilisés par le Grenelle de l'environnement » par Pôle Emploi, concerne les travaux publics, la sylviculture, le fluvial ou le ferroviaire. Mme Létard doit présenter jeudi au CNIT-La Défense les rapports d'experts commandés à l'automne à onze comités de filières, susceptibles de dégager plusieurs centaines de milliers d'emplois qu'il est « urgent de faire connaître et de valoriser » . Reste que, selon le Conseil d'orientation pour l'emploi

, le potentiel de création d'emplois par une croissance plus respectueuse de l'environnement existe, mais il est

 « incertain à moyen et long terme » et « complexe à mettre en oeuvre » , souligne un avis de cette instance paritaire rattachée à Matignon.

 

 


 

 

L'EST REPUBLICAIN

 

 

Mardi 26 Janvier 2010

 

FRANCE

 

Bémol sur les emplois verts

 

La croissance verte peut et doit créer des emplois. Mais gare aux effets d'annonces trop hâtifs. Exemple avec le solaire photovoltaïque.

 


« On vous garantit des prix, mais on veut des créations d'emplois »...en juin dernier, Nicolas Sarkozy avait confirmé le soutien de l'Etat au déploiement des énergies renouvelables (EnR), à toutes ces alternatives vertes aussi bonnes pour la santé de la planète que pour celle d'un marché du travail sérieusement en berne depuis que la crise financière internationale alimente la flambée du chômage. Croissance verte et embauches avaient été les deux mamelles du Grenelle de l'environnement, sur l'assise d'un constat évident : de l'éolien au solaire en passant par la biomasse, la France, à l'abri derrière son parc nucléaire, s'est laissée distancer par rapport à d'autres pays industrialisés, notamment européens.

 

 

Fièvre solaire

 

 

Facile alors de promouvoir les filières vertes en jouant sur leurs promesses d'emplois pour peu que l'Etat leur donne un bon coup de fouet financier afin qu'elles puissent décoller. Des chiffres ont circulé : 400.000 embauches par ici, 600.000 par là...comme si le gisement était intarissable.

Hier toutefois, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) a relativisé ces alléchantes perspectives : « La croissance verte peut être significativement créatrice d'emplois dans les nouvelles activités, mais avec une ampleur encore incertaine à moyen et long terme ». Autrement dit, si le potentiel existe, il reste à définir, voire à mieux soutenir. Mais le gouvernement est-il victime du succès de sa politique ? Ainsi le photovoltaïque. Le secteur est parti la fleur au fusil depuis juillet 2006 grâce au tarif de rachat par EDF de l'électricité produite par les panneaux miracles fixé à 58 centimes d'euros pour quasiment tout le monde, particuliers, agriculteurs, entreprises, à condition que les modules soient intégrés au bâti. En clair, sur les toits.

Les rendements sont prometteurs, les panneaux chauffent : « De 5.000 demandes de contrat d'achat par mois au milieu de l'année dernière on est passé à plus de 3.000 par jour en fin d'année ! », souligne Damien Desnos, secrétaire de l'Association des producteurs d'électricité solaire indépendants (Apesi). « Cette incitation a stimulé la création de centaines d'entreprises et elles ont embauché en masse ».

 

 

Bulle spéculative

 

 

Fin 2009 en France, la puissance installée gravitait autour de 230 MW, contre 5.300 MW en Allemagne et 3.200 MW en Espagne. Comme l'objectif du Grenelle est d'atteindre 5.400 MW d'ici 2020, il reste de la marge pour le pays qui a mis en place « le tarif de rachat le plus élevé au monde ». Problème, celui-ci a été fixé trop vite et surtout trop cher pour l'acheteur EDF. Celui-ci tousse devant une facture qu'il estime à 56 milliards d'euros ! Et l'Etat avec. En novembre dernier, les rumeurs d'une baisse des tarifs en janvier 2010 circulent et les opérateurs se précipitent pour que leurs projets soient validés avant... d'où ces 3.000 demandes/jour et la crainte d'une méchante bulle spéculative. Au final, si rien ne change pour les particuliers, les autres, notamment les agriculteurs, voient le barème attendu tomber de 58 centimes d'euros à 42 centimes depuis la mi-janvier. Un seuil beaucoup moins viable économiquement. « Les hésitations du gouvernement finissent par peser sur la filière et ce sont les PME/PMI qui risquent d'en pâtir, même si ces nouvelles règles vont permettre un écrémage nécessaire, car dans le photovoltaïque, beaucoup d'entreprises peu scrupuleuses ont surfé sur l'effet d'aubaine », ajoute Damien Desnos. Le secteur envisageait de créer 20.000 emplois d'ici 2012. Un chiffre qu'il devra revoir à la baisse. Comme l'a précisé le COE hier, « la croissance verte est complexe à mettre en œuvre ». Surtout si elle coûte cher.

 

 

 

 

www.localtis.info

 

Croissance verte

 

Emplois verts : le COE appelle à "un plan Marshall" pour la formation

publié le 26 janvier 2010

Le potentiel de création d'emplois verts est important, jusqu'à 600.000 au cours de la prochaine décennie, mais l'effort pour saisir ces opportunités est énorme. C'est globalement la conclusion que tire le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), dans son rapport "Croissance verte et emploi" adopté le 25 janvier 2010. Le COE s'était emparé du sujet depuis septembre 2009. Il a ensuite été saisi par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et Valérie Létard, secrétaire d'Etat au Développement durable, le 9 octobre 2009, dans le cadre de la préparation du plan de mobilisation pour le développement des métiers de la croissance verte, qui doit aboutir avec la conférence nationale organisée à Paris le 28 janvier prochain. Mission du COE : définir les conditions nécessaires pour faire de la croissance verte une croissance riche en emplois de qualité. Après avoir auditionné une quarantaine d'experts, dirigeants d'entreprise, responsables d'associations et de fédérations professionnelles, industrielles et artisanales, et à partir des études disponibles sur le sujet et des rapports des dix filières définies par le gouvernement comme devant être particulièrement impactées par la croissance verte, le COE s'est fait sa propre idée. S'il confirme le potentiel d'emplois de la croissance verte, il souligne la complexité de sa mise en œuvre, avec notamment un besoin en formation "de grande ampleur" pour sensibiliser les salariés au développement durable, mais aussi et surtout pour former à de nouvelles compétences et apprendre de nouveaux savoir-faire. "Ainsi, le bâtiment estime que 360.000 personnes, dont 70.000 jeunes, devront être formées chaque année", cite en exemple le COE dans son rapport. "Un grand nombre de salariés et de chefs d'entreprise vont devoir acquérir de nouvelles compétences pour connaître les nouveaux produits et les nouvelles technologies", explique le rapport qui estime que le "verdissement de l'économie" impliquera aussi "un redéploiement des emplois entre secteurs, au détriment notamment des secteurs producteurs ou fortement utilisateurs d'énergies fossiles". Face à ces difficultés et pour profiter pleinement de la croissance verte, le COE dresse des recommandations, parmi lesquelles : favoriser la demande pour des productions vertes (produits, services et technologies), en développant notamment un "réseau de conseil indépendant des fournisseurs en direction des entreprises, des collectivités et des ménages", et en mettant en place des labels pour permettre à tous d'identifier les professionnels formés aux nouvelles technologies et aux nouveaux produits. Le COE estime aussi nécessaire d'accélérer le lancement des chantiers de rénovation des bâtiments publics, l'un des engagements du Grenelle de l'environnement, et d'aider certaines collectivités locales à rédiger leurs appels d'offres et à s'y retrouver en matière juridique et économique. Autre préconisation du COE : permettre aux entreprises d'offrir les produits et services "verts". Une stratégie qui s'appuierait sur le soutien à la recherche dédiée aux technologies vertes, sur le développement d'activités et de filières industrielles nouvelles et sur une meilleure coordination des acteurs. "Sur un territoire ou un bassin d'emploi, des synergies peuvent être trouvées entre différentes entreprises ; les collectivités territoriales peuvent susciter ces coordinations", insiste le rapport. Enfin la formation, pour adapter les compétences des salariés et des chefs d'entreprises, et pour former les formateurs paraît être l'un des points-clés du problème. "Il faudrait prévoir des mécanismes destinés à encourager les grandes entreprises à détacher provisoirement certains de leurs salariés formés aux nouvelles technologies auprès des organismes de formation", affirme le rapport, envisageant une mesure d'encouragement à l'égard de ces salariés. Sur le plan financier, et au vu des besoins en formation impliqués par la croissance verte, le COE appelle à la mise en place d'un "véritable Plan Marshall de la formation aux compétences vertes". Des publics seront à cibler prioritairement : les seniors, les salariés des TPE/PME et les personnes en difficulté sur le marché du travail. Quoi qu'il en soit, il faudra aller vite car les emplois verts n'attendent pas pour se multiplier. Pôle emploi vient de procéder à un recensement des offres, à la demande de Valérie Létard. Résultat : 14.000 emplois verts sont à pourvoir immédiatement...

 

Emilie Zapalski

 

 

 

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Le rapport "Croissance verte et emploi" adopté par le Conseil d ...

Cdurable.info - ‎25 janv. 2010‎
« La croissance verte, c'est un potentiel de plusieurs centaines de milliers d'emplois. Il faut tout mettre en œuvre pour réaliser cet objectif. ...

Grenelle environnement: 14.000 emplois "verts" à pourvoir

nouvelobs.com - ‎25 janv. 2010‎
Le Pôle Emploi a recensé plus de 14.000 emplois "verts" à pourvoir immédiatement, dont 10.990 découlent directement des décisions du Grenelle de ...

La croissance «verte» pour contrer la crise

Journal de l'environnement (Abonnement) - ‎29 janv. 2010‎
Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Valérie Létard ont dévoilé hier 28 janvier le plan de mobilisation des filières et des territoires pour faire des ...

 

15.12.2009

Réaménagement de Broussais : toujours aussi flou!

Voici la question orale que j'ai posée, avec les membres de mon groupe, au Maire du 14ème arrondissement lors du dernier Conseil d'arrondissement :

"Le projet de réaménagement partiel du site de l’hôpital Broussais n’a été véritablement rendu public, et simultanément soumis à une procédure de concertation, qu’à la fin du printemps 2009.

Par son ampleur, ce projet a selon toute vraisemblance nécessité plusieurs mois d’études préalables, de projections et conceptions. Pourtant, depuis le début de l’actuelle mandature, et a fortiori depuis votre prise de fonctions, aucune communication à l’attention des membres du Conseil d’arrondissement n’a été organisée sur ce sujet. A tout le moins, aucun des élus d’opposition – et à travers eux les habitants qu’ils représentent – n’a été destinataire d’une quelconque information.

Les seules données à notre disposition sont donc, à ce jour et pour l’essentiel, le questionnaire diffusé dans le cadre de la procédure de concertation, et le site internet de la mairie du 14ème arrondissement. Le flou le plus grand règne également sur le calendrier d’élaboration et de réalisation du projet.

Avec un retour de 250 réponses – sur un total de 42000 questionnaires imprimés – vous conviendrez aisément avec nous, qu’à ce stade, la plus large et efficace publicité reste encore à assurer.

Il nous semble en effet d’une absolue nécessité que des données précises soient transmises aux représentants de la collectivité, et à la collectivité elle-même, sur les différents aspects du projet, et tout particulièrement ceux qui sont susceptibles d’impacter fortement la vie ou l’environnement des habitants du quartier Didot-Porte de Vanves : hauteur(s) et organisation détaillée des immeubles d’habitation, accroissement de la circulation ou création d’une circulation automobile continue dans la rue des Mariniers et la rue des Arbustes, etc. Vous le savez comme nous, alors qu’il devrait constituer une magnifique opportunité pour donner à ce quartier un nouvel élan et un surcroît de dynamisme, alors qu’il devrait conduire à améliorer les conditions de vie des habitants, le projet tel qu’il a été jusqu’ici présenté inquiète. Les habitants du quartier commencent à se mobiliser pour faire évoluer les choix de la municipalité.

Aussi vous est-il demandé de communiquer à l’ensemble des élus du Conseil d’arrondissement une analyse détaillée du projet ou, à défaut, une présentation orale détaillée de ce même projet, faisant plus spécifiquement ressortir les hauteurs, la localisation et la conception des immeubles futurs ; le tracé, l’emprise et les sens de circulation privilégiés de l’axe Mariniers/Arbustes ; et tous autres aspects fondamentaux que vous jugerez utiles de porter à notre connaissance en raison de leur impact sur la vie des habitants ou la physionomie du quartier.

A titre subsidiaire, cette question vous étant transmise au titre du Conseil d’arrondissement du mois de décembre 2009, soit dans un délai supérieur aux 5 jours accordés avant chaque séance aux élus de l’opposition pour analyser une moyenne de 30 délibérations préparées par vos services, nous nous permettons de vous suggérer l’inscription à l’ordre du jour d’une communication exhaustive sur ce dossier."

 

 

En guise de réponse, et au lieu de nous fournir des éléments précis ou même une description sommaire du projet, le Maire nous a demandé ...d'attendre le mois de janvier où, c'est promis, les habitants et les élus y verront plus clair avec une véritable communication du Maire et l'annonce de modifications apportées au projet initial, notamment en ce qui concerne les hauteurs et la circulation...

La municipalité ne semble, pour l'instant, pas au clair avec son propre projet mais paraît avoir pris conscience que des éléments essentiels du projet initial - immeubles de grande hauteur, plus de circulation, projet culturel défaillant - ne passent pas du tout auprès des habitants.

03.12.2009

Les sécurités au coeur du débat lors du dernier Conseil d'arrondissement

Une étape importante du plan de vidéo protection pour la Ville de Paris, mis en place par la Préfecture de Police, devait être examinée lors du dernier Conseil d'arrondissement: celle de la signature de la convention relative à l'occupation du domaine public et aux modalités de participations financière de la ville.

Le projet de la Préfecture de Police vise à mieux gérer la circulation, à renforcer la sécurité routière, à améliorer la gestion de l'ordre public en cas de grands rassemblements, à faciliter l'intervention des sapeurs-pompiers, et à sécuriser Paris, sa population et ses visiteurs contre la délinquance et le risque terroriste.

Particulièrement équilibré (emplacements choisis au regard des objectifs visés ; démarche déontologique permanente, notamment pour ce qui concerne le respect de la vie privée des riverains), le plan reçoit notre soutien clair et constant depuis son lancement.

De fait, le sujet ne fait débat « à gauche » : le Maire de Paris s'y est tardivement rallié sans entrainer l'ensemble des socialistes, et les Verts et les Communistes s'y opposent avec force.

Lors du Conseil d'arrondissement, les socialistes ont montré toute l'ampleur de leurs divisions : certains ont défendu fermement le projet, dans le sillage du Maire de Paris. D'autres ne l'ont soutenu que par solidarité (crainte ?) politique. D'autres encore, nombreux, étaient (opportunément ?) absents du débat. Tout comme l'élue Modem d'ailleurs, qui après avoir réussi la performance de faire une intervention sans prendre position, a quitté la séance avant le vote...

Pourtant, ce dispositif nous paraît devoir être abordé de manière dépassionnée, sans idéologie ni angélisme, en se posant les questions suivantes :

  • - est-il utile? Oui. Par son effet dissuasif, la vidéo protection empêche de multiples actes de malveillance de se produire; elle permet aussi à la Préfecture de Police de détecter les actes de plus grande envergure. elle participe aussi à la résolution de certains délits (agression, délit de fuite...)
  • - doit-il a lui seul permettre de garantir la sécurité? En aucun cas. La vidéo protection doit venir en appui de la présence policière pour ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens, en appui des sapeurs-pompiers pour certaines interventions de secours aux personnes, etc.
  • - est-il indispensable? Oui. La densité et les problèmes de circulation, de même que «l'ingéniosité» des fauteurs de trouble, nécessitent que l'Etat, garant de nos sécurités, adapte ses moyens aux situations nouvelles. On peut certes regretter la «douceurs des lampes à huile et la splendeur de la marine à voile», mais il faut vivre avec son temps et, surtout, les réalités.
  • - porte-t-il atteinte aux libertés publiques? Non. Les caméras seront placées de manière à couvrir le seul espace public considéré comme sensible (pour cause de circulation intense, d'insécurité...). Avec 34 caméras implantées dans un premier temps dans notre arrondissement (1238 à terme sur Paris), nous serons d'ailleurs bien loin du «Big Brother» tant redouté.
  • - est-il coûteux? Non. La Ville de Paris participera à hauteur de 5000000 euros, somme en contrepartie de laquelle elle pourra utiliser les caméras pour ses missions propres.

Sur ce thème comme sur tous les autres, votre avis nous intéresse : venez en discuter avec nous à l'occasion des cafés citoyens que nous organisons dans les différents quartiers du 14ème !

09.11.2009

AFTERWORK JEUNES ACTIFS – JEUNES POPULAIRES PARIS 14

Jeudi 29 octobre, en présence de Marie Claire Carrere Gee (Conseillère de Paris, Conseillère régionale, déléguée de la 11ème circonscription), les Jeunes Actifs (Celia Mores et Marc Aversenq) et les jeunes populaires (Bertrand Lesain) ont reçu à la permanence les jeunes militants du 14ème  pour un afterwork.

 

La soirée a été très conviviale, une quarantaine de personnes étaient présentes !

Chacun et chacune a pu échanger autour d’un verre, discutant de nombreux sujets comme les actions à mener pour les élections régionales (mise en place de tractages, groupes de travail).

 

Toute l’équipe se joint à moi pour remercier les personnes présentes qui ont fait le succès de la soirée. Nous remercions tout particulièrement Marie Claire Carrere Gee et les responsables des Jeunes Actifs et des Jeunes Populaires de leur présence tout au long de la soirée : Philippe Aragon (Coordinateur JA, en charge des actions pour les régionales), François Merlet (RDJ Paris) et Pierre Bouzin (RDJ adjoint Paris). Un grand merci aux responsables Jeunes Actifs et Jeunes Populaires des autres arrondissements parisiens qui nous ont fait l’amitié de passer (Florent Latour, Franck Alem, Jonas Haddad...) !

 

Celia Mores

Docteur en Neurosciences

Responsable des Jeunes Actifs Paris 14

03.11.2009

Installation du Comité national des Etats Généraux de l'Industrie

Lundi 2 novembre, Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, a installé le Comité national des Etats Généraux de l'Industrie.

Ce comité, "véritable fer de lance" des Etats généraux de l’Industrie (Egi), est l’instance en charge de l’orientation, de la coordination et de la synthèse des travaux nationaux des Egi. Il est présidé par Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis et regroupe les partenaires sociaux (Medef, CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC et CGPME), les fédérations industrielles, les grands groupes, les PME, mais aussi des investisseurs, des économistes et des élus.

Faisant référence à la révolution industrielle qui s'annonce, Christian Estrosi a déclaré dans son discours : "Il ne s’agit pas de subir cette révolution, mais de la faire : celle des éco-technologies, des biotechnologies, des nanotechnologies, de la fibre optique, de l’automobile verte. C’est comme cela que l’on sortira de la crise plus forts que nous n’y sommes entrés. Les Etats généraux et son comité national seront pour cela décisifs".

Le ministre chargé de l'Industrie a rappelé l'objectif des Egi : "un nouveau pacte économique et social pour doper l’innovation et la compétitivité au service de l’emploi", bâti autour de six grandes orientations :

  1. La logique de partenariat entre donneurs d’ordre et sous-traitants
  2. Le décloisonnement entre les secteurs industriels
  3. La localisation compétitive en France des outils de production et de R&D
  4. La rénovation du modèle social des entreprises
  5. L’innovation, qui sera l’accélérateur de la sortie de crise
  6. La compétitivité durable
    Enfin, il a rappelé le calendrier des Egi : fin des travaux le 27 janvier 2010 et livraison de la nouvelle politique industrielle en février 2010.

Le président de la République avait demandé, le 3 septembre 2009, que ces Etats généraux soient organisés pour accompagner, au-delà de la crise actuelle, l’industrie française vers les marchés durablement porteurs de croissance et d’emploi. Jusqu'à fin février 2010, date de clôture des Etats généraux, les acteurs concernés - industriels, universitaires, chercheurs, partenaires sociaux, représentants de l'Etat - pourront se mobiliser et échanger sur les défis auxquels l’industrie française doit faire face.

 

 

Marie-Claire CARRERE-GEE, présidente du Conseil d'Orientation pour l'Emploi et membre du Comité national des Etats généraux, présidera le groupe de travail "Emploi et Formation.

 

Elle était lundi soir l'invitée du grand journal de BFM pour parler des enjeux de ces Etats généraux et de la situation de l'emploi.

 

Ecoutez le podcast :

http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=13

 

Café citoyen Porte Didot

Marie-Claire CARRERE-GEE et les élus UMP du 14ème arrondissement organisent cette semaine un café citoyen, pour évoquer avec vous les questions qui vous préoccupent dans votre quartier ou l'arrondissement. Et cela pour être votre porte parole au Conseil d'arrondisement et au Conseil de Paris.

Le prochain café aura lieu jeudi 5 novembre 2009, à 19h30, au café La Porte Didot, 79 bd Brune dans le 14ème.

Venez nombreux !

22.10.2009

Actualités media

Liaisons sociales - Actualités sociales et RH - 22 octobre 2009


Emploi Le Conseil d’orientation pour l’emploi formule de nouvelles propositions pour lutter contre la crise



Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) émet de nouvelles propositions pour lutter contre la crise. Ces dernières visent, notamment, les jeunes et les salariés les plus vulnérables.




Dans le cadre de la lutte contre la crise, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) avait adopté, le 19 mai dernier, des préconisations en faveur de l’emploi (v. Bref social n° 15369 du 26 mai 2009). Constatant que, malgré quelques signes de reprise, le marché du travail reste profondément affecté par la crise, le Conseil procède à un point d’étape sur la mise en œuvre de ses principales recommandations et formule de nouvelles propositions « pour poursuivre l’effort entrepris ». Ces dernières visent notamment les salariés les plus vulnérables et les jeunes.



Point d’étape sur les précédentes préconisations du COE
Selon le COE, les décisions prises par l’État et les partenaires sociaux depuis le début de la crise répondent aux principales orientations et propositions définies le 19 mai. L’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel et le nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée vont dans le sens du maintien du lien contractuel. De nombreuses mesures ont été adoptées en faveur des jeunes, en particulier en matière de professionnalisation, afin d’éviter « qu’une génération entière » ne se voie « barrer l’accès à l’emploi ».

En outre la mise en place du Fiso a permis un « pilotage de crise » associant les acteurs concernés, l’État, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux. Concernant les PME, l’accent a été mis sur le soutien financier et le recours au crédit, via notamment la mission du médiateur du crédit et le soutien. Le COE évoque encore plusieurs dispositifs développés pour « dynamiser l’emploi » : la distribution des chèques emplois service universels, le nouvel accompagnement à la création ou reprise d’emploi (Nacre), l’accompagnement des licenciés économiques, via l’extension de l’expérimentation du CTP (contrat de transition professionnelle), et l’amélioration de la CRP (convention de reclassement personnalisé).
Le COE souligne cependant que ses préconisations en matière de revitalisation des territoires n’ont pas encore eu de suite concrète.


Par ailleurs, « la crise invite à adopter des modes de décision et d’action mieux coordonnés et plus réactifs ». Les délais entre la prise de décision et les actions concrètes de mise en œuvre doivent être réduits. De plus, tous les projets doivent être envisagés au regard de leur impact prévisible sur l’emploi à court et moyen terme. Le COE invite les pouvoirs publics à « privilégier la simplicité et l’efficacité immédiate des dispositifs, quitte à affiner ou à restreindre dans un second temps leur champ d’application ». En cherchant à éviter un effet d’aubaine, un dispositif trop fermé, comme l’aide à l’embauche de jeunes stagiaires en CDI, ne se développe pas. Enfin, il faut améliorer l’information des bénéficiaires potentiels des aides sur les dispositifs mis en place.



Propositions en faveur de l’emploi des jeunes
Au regard de l’évolution de la situation de l’emploi des jeunes, le COE propose de « redéployer le CAE vers l’alternance dans les collectivités locales ». De nombreux jeunes ne trouvent pas d’employeur pour entrer en alternance, alors que, dans le même temps, les collectivités locales emploient en CAE des jeunes à titre temporaire et à temps partiel, mais sans leur apporter une expérience et une qualification vraiment utiles pour intégrer ensuite le secteur privé. Pour le COE, les CAE « passerelles » qui visent l’acquisition de compétences transférables vers le secteur privé sont une première étape pour sortir du simple « traitement social » du chômage des jeunes, et permettre l’accès à une qualification et à l’emploi pérenne. Le COE propose d’aller plus loin en instaurant un « contrat passerelle qualifiant » associant travail et formation qualifiante.


Autre proposition du COE : pour donner à des jeunes résidant dans les ZUS (zones urbaines sensibles) « les moyens pratiques de décrocher un contrat de travail ou une formation en alternance », des actions de tutorat et des formations préparatoires au travail pourraient être assurées par des salariés expérimentés et volontaires, rémunérés au résultat, dans le cadre des conventions signées avec Pôle emploi. Par ailleurs, ces jeunes pourraient bénéficier d’une aide spécifique à la mobilité financée par les fonds du 1 % logement en vue de faire face aux frais des déménagements nécessaires à une entrée dans l’emploi.



Propositions en faveur des salariés les plus vulnérables
Le COE préconise de « porter une attention particulière aux personnes les plus vulnérables sur le marché du travail, notamment les salariés ne possédant pas les savoirs de base ». Pendant les périodes de chômage partiel et d’activité réduite, ces salariés pourraient bénéficier de formations pour acquérir les savoirs de base et sortir de l’illettrisme.


Le COE propose aussi d’instaurer au profit des salariés « enfermés dans des parcours alternant emplois précaires et chômage » un contrat associant une allocation, un accompagnement renforcé et le cas échéant une formation. Seraient ciblés les salariés qui, au cours des cinq dernières années, n’ont connu que de courtes périodes d’activité, et cela, qu’ils soient ou non indemnisés par l’assurance chômage.
Concernant les demandeurs d’emploi en fin de droits, dont le nombre doit progresser dès le début 2010, le COE soutient l’initiative de l’État et des partenaires sociaux en vue de préparer les décisions qui devront être prises, notamment en termes d’accompagnement.
Le COE estime aussi opportun que Pôle emploi puisse recruter temporairement du personnel supplémentaire pour faire face à la montée en charge du nombre de demandeurs d’emploi et renforcer son rôle de prospection des offres d’emploi auprès des entreprises.



Propositions en faveur des territoires fragilisés
Pour le Conseil d’orientation pour l’emploi, il est impératif de recentrer les moyens de la politique de l’emploi vers les territoires les plus impactés par la montée du chômage. Afin de permettre le développement des projets territoriaux, il serait nécessaire de mieux informer les chefs d’entreprise et les acteurs locaux de l’ensemble des aides financières auxquelles ils sont accès.
Enfin, le COE estime nécessaire de responsabiliser les entreprises ayant bénéficié d’aides publiques en cas de fermeture de site, en renforçant leurs obligations de revitalisation. Les membres du Conseil suggèrent qu’une majoration de 50 % de ces obligations soit appliquée en cas de délocalisation d’un site moins de 10 ans après l’implantation ayant donné lieu à l’aide, les fonds dégagés étant mutualisés au sein du bassin d’emploi.



- Consulter les propositions du COE






Actualités media

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40690776@7-37,0.html

http://www.lesechos.fr/info/france/020183917894-jeunes-le-conseil-d-orientation-pour-l-emploi-veut-mieux-cibler-les-contrats-aides.htm

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/21/01011-20091021FILWWW00688-coe-nouveau-contrat-pour-les-jeunes.php

Actualités media

Jeudi 22 Octobre 2009



LES ECHOS 22 octobre 2009 - France


Jeunes : le Conseil d'orientation pour l'emploi veut mieux cibler les contrats aidés


Un satisfecit, et de nouvelles propositions. Dans un rapport définitivement adopté hier, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), organisme tripartite de concertation, salue les mesures déjà prises face au chômage et formule de nouvelles recommandations, qui ciblent en priorité les jeunes alors que « le marché du travail reste profondément affecté par la crise ». Constatant que davantage de jeunes sont employés dans les collectivités locales en contrat d'accompagnement vers l'emploi (CAE, financé à 90 % par l'Etat) mais que « la majorité de ces CAE n'apporte ni une expérience vraiment utile […], ni une qualification professionnelle », il propose de repenser ce contrat aidé afin qu'il prépare mieux à un futur emploi dans le secteur privé. « Le CAE devrait désormais pouvoir prendre la forme d'un contrat de formation en alternance associant travail et formation qualifiante », dans des domaines comme les métiers de la petite enfance, l'environnement ou la restauration collective. « C'est la meilleure garantie pour décrocher un travail pérenne en entreprise », insiste Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE.

Une aide spécifique à la mobilité

L'idée n'est pas nouvelle. Fin juin, le gouvernement a déjà lancé des « CAE jeunes » (de 25.000 à 30.000 devraient être signés d'ici à fin décembre) fondés sur l'acquisition d'une expérience transférable dans le secteur marchand, là aussi dans l'optique de sortir du « traitement social » du chômage. Le COE propose donc un nouveau coup de fouet à ce dispositif mais son coût rend cette option difficilement envisageable. Le rapport recommande également d'autoriser les entreprises publiques (SNCF, La Poste, etc.) à bénéficier de contrats aidés mais là aussi, cette piste, régulièrement évoquée, est pour l'instant écartée par le gouvernement. Pour favoriser l'entrée dans l'emploi ou dans un dispositif de qualification (apprentissage, etc.) des jeunes des quartiers difficiles, le rapport propose en outre de créer une « aide spécifique à la mobilité », financée par les fonds du 1 % logement.
Quelques mesures sont aussi avancées pour les entreprises. Le COE veut « élargir au crédit inter-entreprises » les compétences du médiateur du crédit et « pérenniser » ce dernier au-delà de fin 2010 afin « d'éviter que la reprise ne se traduise par de nouvelles difficultés de financement des entreprises ». Une autre proposition sera moins au goût des employeurs : soucieux de « sortir enfin du débat sur la conditionnalité des aides publiques », le COE préconise de renforcer les obligations de revitalisation économique d'un territoire en cas de délocalisation. Il propose de majorer de 50 % ces obligations pour les entreprises qui ont perçu des aides publiques et délocalisent un site moins de dix ans après s'y être implantées.

D. P.

 

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