19/01/2013

Mon nouveau blog

 

 

 

 

A partir du lundi 21 janvier 2013,

rendez-vous sur

www.marieclairecarreregee.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14/11/2012

4000 militants au Palais des Congrès pour soutenir François FILLON

FF MCCG Palais des congres.jpeg

08/11/2012

GRAND MEETING PARISIEN, LETTRE DE FRANCOIS FILLON

 

Chers amis,

Le 18 novembre prochain, vous serez amenés à faire un choix fondateur pour notre famille politique.

Vous êtes comme moi les militants du plus grand parti de France. Votre soutien m'a été précieux pendant cette campagne et je vous en remercie chaleureusement.

Je vous propose de nous retrouver le lundi 12 novembre 2012 à 19h00,

au Palais des Congrès,
2 Place de la Porte Maillot 75017 Paris

à l’occasion de notre grand rassemblement parisien.

Heureux de vous y retrouver nombreux,

Bien fidèlement.

François Fillon

www.francoisfillon.org

 

 

 

03/11/2012

INVITATION : CAFE POLITIQUE, LUNDI 5 NOVEMBRE 19h30

Marie-Claire CARRERE-GEE
Conseillère de Paris
Vice-Présidente du groupe UMP au Conseil de Paris


vous convie le

lundi 5 novembre prochain à 19 heures 30

au café LE RUBIS, 165 avenue du Maine, Paris 14e
(métro Mouton-Duvernet).

à un
café politique de soutien
à la candidature de François FILLON


avec



Hervé GAYMARD
Ancien ministre
Député
Président du Conseil Général de Savoie





Au cours de cette réunion, Hervé GAYMARD échangera sur la situation économique et politique nationale. Il exposera les raisons de son engagement actif aux côtés de François FILLON. Cette réunion sera enfin l'occasion de faire le point sur le déroulement du scrutin et sur les modalités pratiques du vote pour l'élection du Président de l'UMP.

25/09/2012

Conseil de Paris, 24 septembre 2012

 

Communication du Maire de Paris sur la politique pour les personnes en situation de handicap

 

Intervention de Marie-Claire CARRERE-GEE au nom du groupe UMP

 
 Monsieur le Maire,

J’attendais cette communication depuis longtemps, sur une question qui me tient à cœur, les droits et la citoyenneté des personnes handicapées, dans notre ville, à Paris.

 Si cette question me tient à cœur, cela n’est pas seulement parce qu’il s’agit d’un enjeu démocratique et aussi un enjeu républicain majeur, pour garantir l’égalité des droits et des chances.

 C’est parce que la façon dont une Ville appréhende l’enjeu du handicap en dit long sur l’humanité, sur la solidarité, sur l’ouverture aux autres d’une collectivité et de chacune et de chacun d’entre nous. Car le handicap concerne bel et bien chacune et chacun d’entre nous. Le handicap fait pleinement partie de la vie.

 Une collectivité grandit quand elle sait vaincre la peur de la différence, vaincre  son indifférence, lorsqu’elle reconnaît des droits égaux à chacun des siens et, surtout, qu’elle sait les garantir.

 Je voudrais tout d’abord remercier l’ensemble des  acteurs qui ont participé depuis plus d’un an à l’élaboration de ce schéma, et notamment  l’Adjointe au Maire de Paris, les services de la Ville ainsi que les associations, pour leur engagement.

 C’est un bel outil. Nous souscrivons aux axes qu’il a définis et qui vont façonner la politique de la collectivité parisienne pour les 5 années à venir.

 Nous souscrivons également totalement à l’esprit de cette politique guidée par les maîtres-mots d’intégration, d’inclusion et de mobilité.

Je me félicite aussi de l’accent mis sur l’information et la formation, notamment des personnels de la MDPH.

Permettez-moi cependant, parce que nous pouvons et que nous devons toujours faire mieux, d’aborder l’ensemble des questions et interrogations que m’inspire cette communication.

Tout d’abord, l’existence de ce schéma global, est le signe que le mur d’indifférence à l’égard du handicap, des handicaps, continue à se fissurer et que la Ville de Paris prend toute sa place dans ce combat.

C’est aussi le signe que, dans tous les domaines de son action, la collectivité parisienne progresse dans la prise en compte de la problématique du handicap à l'occasion de chacune de ses décisions, pour chacun de ses projets. Tout cela est très positif. Et très important. Bien sûr, prendre en compte la dimension du handicap, c’est seulement apporter des réponses à quelques questions très simples. Encore faut-il avoir le réflexe de se poser ces questions. On l’a bien vu au moment de la mise en place du projet Autolib et des restrictions initiales qui empêchaient, de fait et sans intention de nuire, les personnes diabétiques d’y avoir accès. Et le sujet demeure, me semble-t-il, de l’accès d’Autolib pour les personnes handicapées.

Cinq points, cependant, qui ne sont pas sans importance.

- D’abord, il est très dommageable, non seulement d’un point de vue démocratique, mais pour la qualité des politiques qui seront conduites, qu’aucun débat n’ait eu lieu en conseil d’arrondissement sur la question du handicap. Et cela pour faire un point précis, arrondissement par arrondissement de l’état des lieux et des objectifs en termes d’accessibilité, de logement, de mobilité, d’emploi et d’éducation, ou encore d’accès aux lieux et activités culturelles et sportives. Car il nous semble qu’avec les associations, l’implication des mairies d’arrondissement peut être décisive.

Un exemple : l’accessibilité des trottoirs. Elle est souvent compromise par des motos et des vélos, des encombrants, des poubelles, etc. Certaines rues sont ainsi complètement inaccessibles à une personne en fauteuil ou simplement avec des cannes. (Je peux donner l’exemple de l’angle de la Villa Moderne et de la Rue des Plantes, où se trouve un cabinet de kinésithérapeutes, lesquelles chaque jour déposent des petits billets sur les scooters garés devant leur entrée pour rappeler qu’ils en empêchent l’accès aux personnes en fauteuil.) Oui, l’implication d’une mairie d’arrondissement peut contribuer à faire en sorte que des trottoirs accessibles le soient en vrai, et pas seulement sur le papier.

 

-Deuxième point qui me paraît regrettable dans la présentation du schéma et de la communication : il est dommage que l’on ne puisse disposer de données plus précises et validées  sur le nombre de personnes en situation de handicap, par âge et catégorie de handicap. Et cela alors que la Ville s’est dotée en 2008 d’un outil précieux à l’APUR, l’Observatoire des personnes en situation de handicap.

Faute de données précises, il est difficile d’évaluer les besoins. Il est évidemment tout aussi difficile d’apprécier la pertinence et le caractère suffisant ou non des objectifs, sans même parler de l’évaluation a posteriori des politiques entreprises.

Le risque est grand de passer ainsi à côté des attentes des parisiens.

 

Un exemple : on nous dit que 26% du parc social locatif est accessible, et que le PLH fixe un objectif de 40% en 2020. On nous dit aussi que la Ville développe une autre offre de logements sociaux : les Unités de logements spécialisés (ULS). 77 actuellement, il s’agirait d’en disposer de 200 (quand ? on ne sait pas).

Mais, il nous manque des données importantes : combien de personnes handicapées, à Paris, sont demandeurs de logement social ? avec quels handicaps ? et combien de personnes handicapées relèveraient du logement social ? On ne le sait pas, enfin je ne le sais pas.

Alors, bien sûr, nous approuvons totalement la volonté de la Ville de développer l’offre de logements sociaux pour les personnes en situation de handicap. C’est d’ailleurs l’objet du vœu que nous déposons, demandant au Maire de Paris d’exercer son droit de préemption à bon escient, et notamment pour créer des ULS ou des établissements. Et aussi pour faire du logement étudiant pour les personnes handicapées une véritable priorité.

 

-Troisième point : nous devons constamment moderniser nos approches dans les politiques que nous conduisons. Longtemps, l’attention portée aux personnes handicapées s’est manifestée par la mise en place de services spécifiques, adaptés à leurs besoins. Mais l’ambition que nous devons nous fixer, ce n’est pas de doubler les services offerts aux parisiens, avec des services pour les valides, et d’autres pour les personnes handicapées. C‘est de garantir à ces dernières l’accès aux services de tous.

Un exemple : le service PAM 75, c’est très bien. Mais pourquoi l’offre de taxis accessibles est-elle aussi faible ? Soit dit en passant, des taxis accessibles, ce serait aussi des taxis accessibles pour les familles avec jeunes enfants, c’est-à-dire des taxis plus confortables pour tous.

 

Quatrième point : Bien sûr, le sujet est vaste et tout ne pouvait être abordé dans la communication. Mais il y a de gros manques, me semble-t-il. Outre le fait qu’il n’est fait nulle mention du handicap psychique– alors qu’il concerne tant de parisiens, il me semble que les enjeux de la prise en charge de l’autisme, défaillante à Paris comme ailleurs, n’est pas suffisamment abordée, pas plus que la question du vieillissement. A l’évidence, la prise de conscience existe, on a cependant un peu de mal à mettre en face une véritable politique.

L’emploi, aussi. Bien sûr, la compétence n’est pas la nôtre. Mais, deux choses :

a) Quels sont les délais dans lesquels et les critères sur lesquels la MDPH délivre une RQTH ?

b) Certes la Mairie de Paris semble exemplaire en employant 6,7% de personnes handicapées et en favorisant le travail protégé par ses contrats de sous-traitance. Mais on peut noter que l’emploi direct atteint, en Ile de France, son maximum en Seine et Marne (50%) et son minimum à Paris (34%). Il y a 5 ans, la région Ile de France détenait le plus  faible taux d’emploi métropolitain des personnes handicapées : 1,4% en 2007 contre 2,3% en moyenne nationale, seuls les DOM ayant un taux plus faible à 1,1%. De sorte que le déficit global d’emploi de personnes handicapées n’est pas loin de 100 000 en Ile de France. C’est un enjeu crucial pour Paris.

 

-Cinquième point, et il est, pour moi majeur : alors que la loi de 2005  fixe des obligations légales et des calendriers pour tout ce qui concerne l’accessibilité de la cité aux personnes en situation de handicap, aucune donnée n’est fournie sur les objectifs et les calendriers que s’est fixés la Ville, ni sur le pourcentage de conformité et de non-conformité par rapport aux obligations légales et par rapport aux échéances fixées par la loi.

Je sais très bien que ces obligations légales ont un coût, un coût massif, même, pour les collectivités. Mais je sais aussi que les questions de coût ont trop souvent été une excuse pour ne pas faire, ou pour faire trop lentement. Et peu importe si l’on a mobilisé l’IGAS en 2011 pour qu’un rapport dédouane en quelque sorte, par avance, les collectivités du non respect de la loi.

La loi est la loi. Surtout, lorsque le Président Chirac, après avoir été à l’origine des grandes lois de 1975 et de 1987, a décidé de faire des droits et de la citoyenneté des personnes en situation de handicap l’un des trois chantiers de son quinquennat, il a pleinement tenu compte du niveau d’engagement que l’accessibilité allait exiger des collectivités et au-delà, de l’ensemble de la société. Les échéances ont été fixées à horizon, généralement, d’une décennie.

Alors, évidemment, si l’on ne se pas préoccupe du respect des échéances dès le vote de la loi, tout finit par se perdre dans les sables...

Je me souviens d’échanges parfois vifs avec les associations de personnes handicapées qui trouvaient que dix ans, c’était une éternité.

Voici ce que leur disait le Président Chirac : « Je sais que pour les personnes handicapées, sans cesse confrontées à cette situation où elles se voient interdites d'accès, dix ans, c'est bien long ! Je souhaite que l'essentiel du chemin soit fait bien avant, même s'il faut être conscient de l'importance des travaux à réaliser dans certains cas. »

Quelques exemples à partir de la communication que nous venons d’entendre.

Pour les établissements scolaires, par exemple, plus de 200 écoles devraient être accessibles en 2018, soit environ 10 par arrondissement. => Le bilan comptable, est tout de même faible : 1/3 des écoles accessibles dans 6 ans….

Dans le même sens, pour les centres de loisirs à parité. Il y en aura un par arrondissement en 2024…Les enfants d’aujourd’hui seront bien grands.

Quant on met bout à bout les centaines de millions des projets dont nous discutons actuellement, comme Jean Bouin, on peut s’interroger sur la légitimité de tels travaux par rapport à d’indispensables travaux d’accessibilité…

Encore une fois, je dis cela sans esprit polémique, mais parce que l’un de mes combats, c’est de faire en sorte que les dépenses pour l’accessibilité soient toujours, les premières, à être entreprises, et que l’on ne devrait songer à de nouveaux projets que lorsque l’accessibilité de la Ville à toutes et tous sera garantie.

L’accessibilité, la pleine participation de tous à la vie de la cité, ce n’est pas un luxe, ce n’est pas un effort, ce n’est pas de la charité. C’est la première chose qu’une Ville doit garantir à ses habitants, tous ses habitants. Le reste, on y pense ensuite.

Alors, si nous pouvions, Monsieur le Maire, savoir précisément où nous en sommes, à quel pourcentage de respect des obligations légales nous nous situons, ce serait très utile. Non pas parce que faute avouée est à moitié pardonnée. Mais parce qu’il est important de connaître tout le chemin qui reste à parcourir pour engager avec le concours de tous une mobilisation plus forte et sans faille.

Voilà. Je dis cela sans esprit polémique à l’égard de quiconque. Je sais seulement que, si des progrès ont été faits, et notamment à Paris, nous sommes collectivement responsables d’être en passe de ne pas respecter la parole donnée. Une parole donnée par la loi, à des personnes qui ne demandent rien d’autre que de bénéficier des mêmes droits que tous dans la cité, rien d’autre que pouvoir former un projet de vie, sans que les échéances soient repoussées de décennie en décennie.

Les personnes handicapées, elles aussi, ne vivent qu’une fois.

Journal LE PARISIEN du 17 septembre: Quand un promoteur s’invite aux Journées du patrimoine

 

CÉLINE CAREZ |LE PARISIEN -

26, rue de la Tombe-issoire (XVIe), samedi. Le public a pu visiter l’ancienne ferme Montsouris. Cette opération « coup de com » du promoteur qui envisage d’y construire un immeuble a déclenché la colère des élus et des riverains. | (LP/C.C.)
 
Il voulait s’offrir une opération de séduction auprès des riverains, sous la bannière des Journées du patrimoine. Mais le « coup de com » du responsable de la Soferim (la société de promotion immobilière qui envisage de construire un immeuble sur le terrain de l’ancienne ferme Montsouris) a tourné court. Samedi, il a commencé avec une descente de police! Et hier, il a fini dans un concert d’indignation des élus, des associations et des riverains.

Thomas Dufresne, du collectif de sauvegarde du site, résume la situation : « C’est quand même hallucinant qu’un promoteur qui, dans le fond, est là pour faire une opération de — construire un immeuble de 8 étages pour le vendre ensuite — arrive à se glisser tranquillement sous la bannière patrimoine. Il faudra qu’on m’explique! »

Des carrières médiévales classées

La ferme Montsouris, au 26, rue de la Tombe-Issoire (XIVe), c’est une « vieille embrouille »… Elle tient en haleine promoteur, riverains et élus depuis près de dix ans! Le ministère de la Culture et la se sont même invités dans le dossier…

Cette ferme désaffectée — la dernière de Paris — se trouve sur un terrain racheté par le promoteur Soferim. Lequel terrain repose sur des carrières médiévales qui entre-temps ont été classées et sont devenues intouchables. L’opération immobilière qui s’annonçait juteuse s’est transformée en un casse-tête juridico-financier. Mais la Soferim ne désespère pas de convaincre pour construire l’immeuble sur le site. Il l’a ouvert aux visites pour les journées consacrées aux « trésors cachés » du patrimoine.

De quoi intriguer la conseillère de Paris UMP Marie-Claire Carrère-Gée, qui s’en est émue sur Twitter : « Le promoteur qui s’apprête à saccager la ferme Montsouris, pourtant débouté par tous les tribunaux, a obtenu du préfet une autorisation exceptionnelle d’ouverture pour promo ce week-end! »

« Le plus fort dans l’affaire, poursuit René Dutrey, adjoint de Bertrand Delanoë (EELV) et conseiller du XIVe, c’est que la Soferim a même ouvert la cour de la ferme aux visiteurs alors qu’elle est interdite au public, sur injonction de la préfecture de police depuis mars 2012. »

René Dutrey a interpellé la préfecture et le ministère de la Culture vendredi sur le « danger potentiel » de cette opération. Sur le courrier de la préfecture, l’adjoint au chef du bureau du préfet parle « d’édifice menaçant ruine ». Marie-Claire Carrère-Gée, elle, parle de « complaisance des services de l’Etat »…

Hier, la ferme Montsouris se visitait toujours… Il n’y avait pas de mention de l’immeuble à construire, pas de visite des carrières interdites au public mais des panneaux sur la restauration des piliers des carrières et un filtrage des visiteurs à l’entrée.

A la suite d’un passage matinal de la police, samedi, la Soferim a cependant dû revoir son rythme de visites à la baisse : « On avait l’autorisation de faire rentrer sur le site 20 personnes à la fois, explique l’un de ses cadres aux visiteurs. Ils nous ont demandé de baisser à 12. » Sollicitée, la Soferim n’a pas souhaité nous répondre.

28/05/2012

Interview de Marie-Claire CARRERE-GEE, SUD OUEST, 24 mai 2012

Publié le 24/05/2012 à 06h00
Par Pierre Tillinac
   

 

Les taux déconnectés

Un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi insiste sur les nouveaux liens entre croissance et chômage.

Marie-Claire Carrère-Gée.


 

Depuis le début de la crise, en 2008, le chômage n'a pas évolué de la même façon dans les pays de l'OCDE. Comment se comporte la France par rapport aux autres ?

Marie-Claire Carrère-Gée (1). Tous les pays ont vu le chômage augmenter mais il est assez difficile d'évaluer les performances relatives des uns et des autres. Nous avons toutefois distingué plusieurs groupes de pays en croisant les données sur les taux de chômage et leurs évolutions.

L'Allemagne appartient au groupe des pays performants, avec un taux de chômage inférieur à la moyenne de l'OCDE et une progression de son chômage également inférieure à cette moyenne. À l'opposé, on trouve l'Espagne, la Grèce, le Portugal et l'Irlande. Entre les deux, nous avons identifié des pays qui partaient avec un taux de chômage significatif mais qui ont moins progressé que les autres. C'est dans ce groupe que se situe la France.

L'explication par les taux de croissance est-elle suffisante ?

L'ampleur des chocs d'activité a été très différente selon les pays. Sur l'ensemble de la crise, la croissance cumulée a ainsi été négative en Grèce (- 9 %) et très positive en Pologne (+ 15,6 %). L'importance de ces chocs explique beaucoup mais elle n'explique pas tout. Il faut prendre en compte de nombreux autres facteurs. Il faut aussi s'intéresser à ce qui s'est passé avant la crise, c'est-à-dire aux réformes qui avaient été mises en place, à la situation du marché du travail, aux marges financières des entreprises ou à l'évolution de la population active.

En Allemagne, la population en âge de travailler décroît. En France, la population et le taux d'activité augmentent. Elle doit donc créer beaucoup d'emplois pour faire diminuer son taux de chômage. À court terme, c'est un inconvénient, mais, à moyen terme, l'augmentation de la population active sera un vrai atout pour la France.

La hausse du chômage a partout été importante mais moins que prévu. Les liens entre croissance et emploi ont-ils changé ?

Oui. Plusieurs études le montrent. Entre 2008 et 2009, nous avons perdu 530 000 emplois. Si les liens entre croissance et emploi avaient été les mêmes que par le passé, nous aurions dû perdre entre 300 000 et 500 000 emplois de plus. La France n'est pas un cas isolé. Les liens passés entre chômage et croissance, et c'est ce qu'il faut bien souligner, s'appliquent difficilement à cette crise.

Ces différents pays ont-ils tous utilisé les mêmes modes d'adaptation à la crise ?

Presque partout, le temps de travail a diminué. Certains pays, comme le Japon, ont baissé les salaires. C'est ce que l'on appelle la flexibilité interne. Dans d'autres pays, comme en Espagne, on a pratiqué la flexibilité externe, avec des licenciements massifs. Selon que les pays ont privilégié l'une ou l'autre de ces flexibilités, l'impact sur le taux de chômage est évidemment très différent.

Mais aussi sur la productivité ?

Ceux qui conservent leurs salariés ont en effet vu leur productivité baisser. Mais, à ce jour, on ne sait pas bien si cette baisse est totalement imputable à la flexibilité interne ou s'il s'est produit des changements plus profonds dans l'économie. Cette deuxième hypothèse étant bien plus préoccupante pour l'avenir, car elle menacerait la croissance potentielle.

(1) Présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE).

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée d'Hedwige CHEVRILLON sur BFM Business, le 23 mai 2012

 



http://www.bfmbusiness.com/catchups/Marie-Claire-Carr-re-Gee

http://www.bfmbusiness.com/catchups/Marie-Claire-Carr-re-...



 

11/05/2012

COMMUNIQUE DE MARIE-CLAIRE CARRERE-GEE

 

 Conseillère de Paris, élue du 14e arrondissement

Déléguée de la 11e circonscription de Paris, élue par les adhérents des 14e et 6e arrondissements
 

Réunie hier, la Commission d’investiture de l’UMP n’a pas souhaité réexaminer la décision qu’elle avait prise le 11 janvier[1] dernier concernant la 11e circonscription de Paris. Et cela malgré les demandes formulées par l’ensemble des élus UMP du 14e arrondissement, ainsi que par tous les cadres et militants actifs de la 11e circonscription, que je remercie pour leur soutien et pour leur engagement exceptionnel.
 

Forte de mon engagement de très longue date dans la famille gaulliste, je souhaite sa victoire aux prochaines élections législatives à Paris. Et cela même si des instances du parti auquel j’appartiens ont pris une décision qui méconnait son propre intérêt : la possibilité d’une victoire aux législatives dans le 14e. 

 Aussi ai-je décidé de ne pas me présenter.  

Je n’aurai donc pas le même comportement que M. Lecoq, qui n’a pas hésité à se présenter en candidat dissident à plusieurs reprises, la dernière en date lors des dernières élections sénatoriales où il a fait risquer à notre famille politique, non seulement un siège de sénateur de Paris, mais la majorité de droite au Sénat.

 

Un Action Tank parisien

 

Pour Paris, j’annonce la création d’un Action Tank : « INNOVATIONS CAPITALES ». Paris bouge plus vite que les discours politiques parisiens, Paris fourmille d’expérimentations et d’actions innovantes, qu’elles soient citoyennes, associatives ou d’entreprise, dans les domaines économique, social, culturel et environnemental. Et les meilleures propositions naissent toujours de l’action. Avec le concours de personnalités et de bénévoles, j’ai l’ambition et la volonté de fédérer et de rassembler en réseau toutes celles et tous ceux qui agissent et font bouger Paris. Et cela pour soutenir leurs projets, favoriser les coopérations et l’échange, et être force de proposition à Paris. Cet Action Tank sera ouvert à tous ceux qui agissent et veulent faire bouger Paris. Il sera lancé de façon opérationnelle après les élections législatives.

 

Un Think Tank national

 

 Enfin, au niveau national, notre défaite aux élections présidentielles comme la situation économique et sociale critique de la France nous engagent à fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent réfléchir et proposer des idées pour l’avenir. D’une certaine façon, la gauche a su le faire, avec Terra Nova. D’autres Think Tanks et fondations ont été particulièrement actifs et utiles à droite, avec cependant une tonalité dans laquelle seul le courant le plus libéral de notre famille politique peut se reconnaître pleinement. Ce Think Tank  rassemblera des experts et intellectuels qui souhaitent proposer, à partir d’un socle gaulliste et républicain, des idées nouvelles et utiles au pays.  L’exigence, c’est de bousculer les idées sans trahir les valeurs. Il sera présenté prochainement et publiera ses premières études à la rentrée de septembre.
 

 



[1] Cette décision du 11 janvier, aussi inattendue que malheureuse, avait été prise nuitamment et en moins de cinq minutes, au vu d’éléments concernant les engagements politiques passés de mon mari, sans considération aucune des chances de l’emporter dans cette circonscription difficile. Elle se traduit malheureusement par ce qui s’apparente à un parachutage, le 3e parachutage en 3 élections législatives, dans cette circonscription constituée à 85% d’habitants du 14e arrondissement.

 

 

07/05/2012

Appel à l’unité dans la 11e circonscription de Paris

 

Malgré le très fort engagement des militants et sympathisants de l’UMP, le résultat de notre candidat, à Paris dans son ensemble comme dans la 11è circonscription, n’est conforme, ni à nos attentes, ni surtout à ce que nous aurions souhaité pour le pays.

Ce résultat nous engage à nous battre avec une ardeur encore renforcée pour gagner les élections législatives.

La victoire aux élections législatives ne sera possible que dans l’unité. Dans ce contexte, avec les militants du 14e arrondissement, nous appelons les instances de l’UMP à revenir sur la décision, aussi inattendue que malheureuse, d’investir dans notre circonscription un élu qui, quelles que soient ses qualités par ailleurs, est de fait inconnu de quelque 85% de la population de la circonscription.

Soutenue par les militants du 14e arrondissement et dans un souci d’unité, j’invite M. Lecoq, maire du 6e, à me soutenir, en responsabilité, dans cette démarche auprès des instances de l’UMP.

23/04/2012

Une nouvelle campagne commence !

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je souhaite tout d'abord remercier toutes celles et tous ceux qui, si nombreux dans le 14è se sont démenés, sur le terrain (tractages, boitages), en étant bénévoles à la permanence, en faisant de l'affichage, en acceptant d'être assesseurs dans les bureaux de vote ou de voter pour des personnes qui étaient absentes de Paris.
 
Je suis très heureuse de cette forte mobilisation, qui a été à la hauteur de votre engagement et à la hauteur de l'enjeu pour le pays. Vous avez été formidables.

Sur le terrain, en bien des occasions, nous étions les seuls. Et quand tel n'était pas le cas, nous étions les plus nombreux, les plus dynamiques, les plus soudés aussi.
 
Grâce à vous et à tant d'autres qui se sont engagés partout en France, le résultat de notre candidat et le rapport de voix droite/gauche dessinent un état des forces où rien n'est joué pour le second tour. Et cela malgré ce qui s'apparente à une véritable campagne menée par nombre de médias, malgré aussi toutes les critiques adressées au Président par neuf autres candidats qui n'avaient, pour la plupart, pas grand chose d'autre à dire.
 
Une nouvelle campagne commence, donc, pour le 2nd tour. Nous avons quinze jours pour convaincre les personnes qui n'ont pas voté pour Nicolas Sarkozy de le faire, absolument, dimanche 6 mai.
 
Beaucoup de Français ont choisi, hier, d'accorder leur suffrage à une candidate d'extrême-droite. Bien loin de moi l'idée de porter un jugement moral sur leur décision. Certes, cette décision est loin d'être anodine. Et parfois, elle correspond à de véritables convictions extrémistes avec lesquelles je n'ai vraiment rien en commun.
 
Mais pour l'essentiel des électeurs de Marine Le Pen, j'en suis convaincue, ce vote est un vote de souffrance, un vote d'exaspération, un vote d'alerte, un vote de crise. Un vote qui doit être entendu, par le Président bien sûr, mais aussi par tous les autres candidats et par tous les élus de France.
 
J'en suis convaincue, Nicolas Sarkozy saura trouver les mots pour convaincre ces Français que ce serait, individuellement et collectivement, aggraver la situation que de favoriser l'élection du candidat de la gauche.

Il saura aussi, j'en suis sûre, convaincre les électeurs de François Bayrou, avec lesquels nous partageons les mêmes valeurs, qu'il tient et qu'il tiendra un discours de vérité sur la situation économique et sociale du pays et surtout sur les décisions à prendre.
 
Nous avons, nous aussi, un grand rôle à jouer sur le terrain et auprès de nos amis et de nos connaissances.
 
Il nous faut impérativement amplifier encore notre mobilisation d'avant 1er tour. Une nouvelle fois, j'invite celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait à nous signaler leur disponibilité auprès de la permanence de la rue Pernety.
 
Plus encore qu'au 1er tour, nous devons être les plus nombreux sur le terrain, et être les meilleurs ambassadeurs de notre candidat auprès des habitants des 14e et 6e arrondissements. Nous en sommes capables, faisons-le!
 
Bien à vous,
Marie-Claire CARRERE-GEE
Déléguée de la 11e circonscription de Paris
Conseiller de Paris (14e)

11/04/2012

CAFE POLITIQUE VENDREDI 13 AVRIL

J'animerai un café politique avec Jean-François LAMOUR, ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, député de la 13è circonscription de Paris, président du Groupe Ump au Conseil de Paris,

le vendredi 13 avril à 19h30

au Café Le Rubis, 165 avenue du Maine, Paris 14e

VENEZ NOMBREUX !

Inscriptions à la Permanence ump du 14e

07/04/2012

CONCERT ROCK samedi 31 mars



Avec, notamment,

Gabriel THIRIEZ (bassiste) et Edmond THIRIEZ (batteur)

  http://youtu.be/lBCixwdOznw

http://youtu.be/twtRSzd56FY

http://youtu.be/T3SvRrLkO18

26/03/2012

"Chômage et emploi : quels chiffres ?"

TRIBUNE de Marie-Claire CARRERE-GEE

LE FIGARO, édition du 24 mars

 

A l’approche de chaque élection présidentielle, c’est la même histoire. Deux camps s’affrontent sur les chiffres du chômage, on entend tout et le contraire de tout.

D’abord, quels sont les chiffres pour l’ensemble du quinquennat ? Si la polémique est possible, c’est parce qu’il y a deux mesures de cette réalité complexe qu’est le chômage. Si l’on se base sur l’enquête emploi de l’INSEE, le nombre de chômeurs a progressé de 422 000. Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a pour sa part progressé de 724 100.

Pour apprécier l’évolution réelle du chômage, et a fortiori pour faire des comparaisons internationales, le chiffre de Pôleemploi n’est pas le meilleur. Non parce qu’il serait erroné, mais parce qu’il a subi de plein fouet une augmentation purement statistique du chômage. En effet, au cours du quinquennat, plusieurs catégories de personnes qui étaient au chômage sans être inscrites à Pôle emploi, ont été très fortement incitées à le faire pour rechercher un emploi. C’est le cas des ex-bénéficiaires du RMI, qui perçoivent désormais le RSA. C’est aussi le cas de certains seniors sans emploi qui pouvaient être dispensés de s’inscrire à Pôle emploi tout en continuant de percevoir leurs allocations. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Plusieurs centaines de milliers de chômeurs ont ainsi été amenées à s’inscrire. Cette " opération vérité " se paie naturellement au prix fort sur les statistiques de Pôle emploi.

Mais les chiffres de 422 000 et 724 100 n’ont pas été les seuls à être cités. Si le chiffre de 1 million a pu être évoqué, c’est en ajoutant, aux nombre des demandeurs d’emploi, des personnes, elles aussi inscrites à Pôle emploi, mais qui ont un emploi à temps partiel et souvent précaire, et qui sont à la recherche d’un autre emploi.

Prendre en compte l’ensemble des personnes inscrites à Pôle emploi, qu’elles travaillent ou non, donne des informations utiles pour apprécier la situation générale du marché du travail, notamment l’importance du " sous-emploi ". Mais ce n’est pas un indicateur du chômage au sens strict. Un million n’est donc pas le bon chiffre pour apprécier l’augmentation du nombre de personnes sans emploi durant le quinquennat.

Si l’on veut se faire une idée précise et objective de la situation, les bonnes questions sont : comment le marché du travail a-t-il réagi à la crise ? Avons-nous été plus ou moins mauvais qu’ailleurs ? Quelles sont les perspectives ?

En France, le choc de la crise a eu un impact très défavorable sur le marché du travail, mais dans des proportions bien moindres que lors des crises passées : l’écart est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers entre le nombre d’emplois effectivement détruits et ce que les économistes anticipaient sur la base des liens passés entre croissance et emploi. Et cela, notamment, grâce aux politiques mises en œuvre par l’Etat et les partenaires sociaux, ainsi qu’au comportement des entreprises qui ont plutôt voulu conserver l’emploi, au prix d’une baisse de la productivité.

Comment nous situons-nous par rapport à nos partenaires ? Dans les pays de l’OCDE, entre le 1er trimestre 2008 et le 4ème trimestre 2011, le chômage a augmenté en moyenne de 45%. Ce chiffre prend en compte la situation de l’Allemagne, un cas à part, où le chômage a reculé de 30%.

En réalité, les progressions du chômage ont été très différentes dans les pays industrialisés. Mis à part le cas de l’Allemagne, on peut distinguer plusieurs groupes de pays. Au Japon, le taux de chômage a progressé de 16%. Ensuite, vient un groupe de pays avec des progressions allant de 20 à 30% (la France, mais aussi l’Australie, le Canada, la Finlande et la Suède). Puis, nous avons un autre groupe avec des progressions comprises entre 30 et 60% (Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni). Les Etats-Unis viennent ensuite, avec 74%. Enfin, des progressions massives, de plus de 130%, ont été constatées au Danemark, en Grèce, en Irlande et en Espagne.

Tous les indicateurs le montrent : la vraie difficulté, ce n’est pas la façon dont le marché du travail français s’est comporté pendant le quinquennat : la dégradation du chômage pendant la crise, même si elle est très importante, a été vraiment contenue, que ce soit par rapport à l’ampleur du choc de croissance ou par rapport aux évolutions dans bien d’autres pays.

La vraie difficulté, c’est que les perspectives de véritable reprise économique sont loin d’être immédiates, c’est que le chômage ne baisse pas chez nous. C’est aussi le niveau très élevé du chômage de longue durée et une certaine dualisation du marché du travail, avec des personnes enfermées dans des parcours alternant chômage et emploi précaire. C’est enfin que les jeunes et les seniors continuent à rencontrer des difficultés considérables pour trouver ou retrouver un emploi. C’est sur ces terrains qu’il faut agir.

 

20/03/2012

Intervention de Marie-Claire CARRERE-GEE, Working group on Economic Policy du TUAC

TUAC

Working Group on Economic Policy

Washington, D.C., 19-20 March 2012

 

 

AGENDA 

Monday 19 March 2012

(Meeting opens at 9.00 a.m. at the AFL-CIO Headquarters,

815 Sixteenth Street, N.W., Washington, D.C. 20006)

 

09.00-10.00

 

1.       Opening of the meeting, adoption of the agenda and remarks from Richard Trumka, President of AFL-CIO and TUAC; Yves Leterme, Deputy Secretary-General of OECD

 

 

10.00-11.30

 

2.       Overview of the economic situation and crisis response: stock taking of G20 with Sandra Polanski, Deputy Undersecretary, Department of Labor, United States; William Spriggs, Assistant Secretary for Policy, Department of Labor, United States; Marie-Claire Carrère-Gée, Presidente, Conseil d’Orientation pour l’Emploi, représentante de la France au sein de la Task Force sur l'Emploi du G20

 

 

11.30-12.00

 

Overview of the economic situation (continued): Meeting with Alan Krueger, Chair US President’s Council of Economic Advisors and Chair of the OECD Economic Policy Committee

 

 

 

13.30-15.00

 

3.       Meeting with IMF on economic outlook and policy responses: Olivier Blanchard, Chief Economist of IMF

 

 

15.00-17.00

 

4.       “Exiting the Crisis” and the need for jobs and more inclusive growth - Round Table discussion: Richard Trumka, Yves Leterme, Kemal Dervis (Vice-President, The Brookings Institution), Ranil Salgado (Strategy, Policy and Review Department, IMF)

07/03/2012

Communiqué de Marie-Claire Carrère-Gée à l'occasion de la journée de la femme

 

AUTORISER DES « CLASS ACTIONS » POUR FAIRE RESPECTER L’EGALITE SALARIALE ET PROFESSIONNELLE  ET OUVRIR PLUS LARGEMENT LES FORMATIONS EN ALTERNANCE AUX JEUNES FILLES

 

 

N.B. : Marie-Claire Carrère-Gée, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi, s’exprime ici à titre personnel

 

 

Malgré un arsenal législatif conséquent et encore récemment amélioré, malgré la vigilance des syndicats et associations, malgré de bonnes pratiques chez de très nombreux employeurs, beaucoup de femmes sont victimes de discriminations, à l'embauche, pour leurs salaires, pour leur carrière.

 

Toute la détermination des femmes à défendre leurs droits ne suffit pas. En période de crise, porter plainte peut relever de l'héroïsme, voire de l'inconscience.

 

Il faut donner les moyens aux femmes de se défendre vraiment. Je réitère la proposition que les actions en nom collectif en matière d’égalité salariale et professionnelle soient autorisées. Lorsque des éléments de fait laissent à penser que la politique d’embauche, la politique salariale, de formation professionnelle ou d’avancement d’une entreprise ne respecte pas le principe d’égalité entre les hommes et les femmes, permettons à quelques salariées d'une entreprise, voire à ses clients, de contester globalement ces politiques, et cela avec la possibilité d’obtenir réparation pour toutes les salariées de cette entreprise, qu'elles aient ou non porté plainte, qu’elles aient ou non donné leur accord pour celle-ci.

 

Permettre les actions en nom collectif pour faire respecter le droit des consommateurs a été parfois envisagé : ne pourrait-on pas y penser; d'abord, pour le premier droit d'une personne, celui de ne pas être discriminé pour ce qu'elle est? Et si c'est possible pour les femmes, il faudrait aussi y réfléchir pour toutes les discriminations, à raison de l'origine, de l'âge, du handicap, ou de l'orientation sexuelle. Les femmes, une nouvelle fois, auraient été le fer de lance du combat pour le respect des droits humains.

 

En République, s’agissant du respect d’un principe aussi fondamental que celui de l’égalité des droits, il n’est que temps de passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats.

 

 *** 

 

Par ailleurs, le Gouvernement a engagé des actions d’envergure pour augmenter la proportion de jeunes en alternance. Et cela à raison : l’alternance, qui permet de rendre plus facile la transition entre éducation et travail en entreprise, présente les meilleures perspectives d’emploi pour les jeunes.

 

Ces actions doivent être complétées par une politique vigoureuse tendant à favoriser l’égal accès des jeunes gens et des jeunes filles à l’alternance, et en particulier aux formations et aux métiers concernés par l’apprentissage.

 

Car actuellement, les jeunes filles ne représentent que 31%  des apprentis.

 

Elles sont certes bien représentées dans le secteur des services (65 % de filles) et surtout dans le secteur des services aux particuliers (75% des apprentis), mais seuls 9 % des apprentis sont des filles dans les domaines de la production, qui rassemblent 60 % des apprentis, et notamment seulement 4% dans le secteur de la construction.

 

Il convient donc, d’abord, de lutter conte la persistance des stéréotypes culturels en sensibilisant les jeunes filles, leur famille, les conseillers d’orientation et la communauté éducative dans son ensemble.

 

Il faut, ensuite, que les professions concernées par les formations en apprentissage entreprennent des actions de communication d’envergure auprès des jeunes filles.

 

L’Etat et les Régions, qui financent l’apprentissage, devraient enfin conditionner une fraction de leurs financements à une plus grande ouverture des centres d’apprentissage et à la satisfaction d’objectifs de mixité des formations.

 

22/02/2012

Communiqué de Marie-Claire CARRERE-GEE

http://www.paristribune.fr/Du-rififi-dans-la-11e-circonsc...

A la suite des déclarations rapportées par le site ParisTribune.fr ce jour (cf. lien ci-joint), Marie-Claire CARRERE-GEE indique que, pour sa part, elle a un adversaire politique et un seul pour les prochaines élections législatives : le candidat socialiste.

05/02/2012

ELLE Législatives: une élue UMP victime d'un «délit de mariage»

http://www.elle.fr/Societe/News/Legislatives-une-elue-UMP...

(Extrait)

Elue UMP du XIVe arrondissement de Paris, Marie-Claire Carrère-Gée n’a pas reçu l’investiture de son parti pour se présenter aux législatives dans sa circonscription, la 11e de la capitale.

Aujourd’hui, elle a décidé de se présenter quand même, estimant avoir été victime d'un « délit de mariage » lors des choix des candidats, le 11 janvier dernier. « Le président de la commission d'investiture Jean-Claude Gaudin a affirmé d'emblée et avec autorité qu'il n'était pas question de m'accorder l'investiture car je suis mariée avec Frédéric Thiriez, qui a été membre du cabinet de Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur au début des années 80 », a déploré Marie-Claire Carrère-Gée dans un communiqué. « Je ne pensais pas qu'être une femme pouvait être à ce point un obstacle, dans une circonscription gagnable pour l'UMP à Paris. Je suis scandalisée par ce viol de ma vie personnelle », a-t-elle ajouté.

Les femmes de l’UMP montent au créneau

Alors que Jean-Pierre Lecoq, maire UMP du VIe arrondissement, a été investi dans la 11e circonscription, Marie-Claire Carrère-Gée estime que ce dernier « dissident du VIe arrondissement lors des dernières élections sénatoriales, est récompensé pour sa dissidence par un parachutage dans le XIVe ». L’élue regrette cette décision de la Commission d’investiture, qu’elle juge être « une lourde erreur politique ».

Pour rappel, Paris compte 18 circonscriptions, dont seulement 5 – toutes acquises à la gauche – ont été attribuées à des candidatures féminines.  (...)

AnonymeLe 24 janvier 2012 à 16h08Délit de mariage ! On se calme les filles. Gaudin est juste contre les mariages mixtes.signaler un abus

  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 15h25Le lcash de MCCG fait chaud au coeur car il est révélateur de la fin des castes (Nomenklatura, Elephants, Barons, etc). Il y a des gens animés par la volonté de servir leur concitoyens plutôt que par l'acharnement à conserver leur pouvoir sous les lambris de la République.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 13h46@10h07, j'admire votre mentalité. J'aimerais que tous les citoyens raisonnent comme vous et élisent enfin des gens qui font leur preuves et ont un véritablement attachement au territoire qu'il veulent gouverner et de véritables contacts avec la population qu'ils sont censés représenter, plutôt que de voter pour des gens au nom célèbre ou favorisés par des passages télévisés. Après tout, ce serait ça, l'essence de la démocratie.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 13h43Si j'ai bien bien compris, la bande des copaisn et des coquins, c'est la bande des Coppé et des Gaudin.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 10h07J'habite également le 6ème . Je trouve que Lecocq est pas mal du tout mais je pense (et je ne suis pas seule à penser cela,) qu'il se fourvoie lui-même en méprisant ses électeurs par un tel parachutage .je suis d'accord avec 8h23 , l'UMP se tire une balle dans le pied. Je suis une femme et j'aurais plutôt envie de voter pour un candidat de proximité qui a fait ses preuves sur SON terrain et non pour un parachuté calculateur . Y ' a à marre d'être manipulés ! signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 08h27Dans croûton, il y a "out" (dehors!) et ... il reste...signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 08h23L'UMP se tire une balle dans le pied. Quels idiots!signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 06h16 GLOUP . Bravo mesdames, ne vous laissez pas faire par ces vieux croutonssignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 22h04Carrère-Géé elle est du genre bosseuse et elle a fait reculer la mairie du 14ème sur pas mal de dossiers. je trouve que sa candidature est normale.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h57Lecoq ne chantera pas dans le XIVème!signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h56Lecoq dans le 14ème? Mais il va se perdre !!! Quelqu'un peut lui prêter un GPS?signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h54BRAVO L'ump!!!!! Belle leçon d'imbécilité.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h51Oh! la vache elle est doit être vraiment bonne la soupe pour qu'ils se battent comme des chiens à ce point, tous autant qu'ils sont.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h35j'habite le 6eme, et franchement ça va pas être Lecoq qui va faire des leçons de morale sur la dissidences, lui qui a été dissident en 1994, et qui encore à l'automne dernier a fait chuter le sénat en soutenant les dissidences à droite ... Malgré mon arrondissement de résidence, je me reconnait plus dans Mme carrere géesignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h52Je suis estomaquée d apprendre qu elle n est pas investie pour les législatives. Elle est accessible et visible sur les marchés contrairement à ce qui dit un commentateur qui doit plus habiter dans le 6 e que dans le 14 esignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h38mdr ça doit payer leurs discussions à la maison signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h24on s'en fou royalement des salades de l'ump et du ps ! signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 19h3018H59 vous avez la mémoire courte, il s'est passé la même chose au P.S. il y a un mois. C'est un problème général, vous faites preuve d'obscurantisme dans votre com. Et avec des personnes telles que vous, le problème n'est pas réglé signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h59Me Crrère-Gée découvre son propre parti, l'UMP, qui considère la gauche comme le diable, et les femmes comme quantité négligeablessignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h17J'habite le XIVe arrondissement, suis plutôt de droite, mais je n'ai jamais vu beaucoup Mme Carrère Gée sur les marchés du quartier, sauf 15 jours avant les élections. On nous dit qu'elle est "implantée" mais ses derniers scores ne sont pas glorieux. Jean-Pierre Lecoq a une image d'un gestionnaire sérieux. Il me semble tout aussi légitime (la nouvelle circonscription prend la moitié du VIe) que Mme Carrère Gée.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h10L'égalité des chances est loin d'être gagnée, les femmes doivent encore se battre contre le fait d'être mariée. Journalistes, politiques et même femmes de gendarme n'ont pas encore gagnée leur indépendance au travail.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h08Daccord avec 17h57. Si toutes les victimes de viol étaient victimes comme elle, elles seraient bien contentes. Et je dirai que c'est elle qui commet un délit de mariage. Se marier avec un homme de gauche et vouloir représenter la droite c'est n'importe quoi. Être une femme, se prétende victime de discrimination et soutenir un parti qui favorise les inégalités c'est totalement absurdesignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 17h57Viol? Attention au sens des mots tout de même.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 17h42La situation de Mme Carrère Gée différe des autres cas : Elle est tout légitime dans cette circonscription, de part son implication d'un point de vue local, et compétente dans des domaines techniques de l'état. A la place , un type qui est nommé membre de la commission d'investiture , s'auto désigne pour être candidat ... nan mais on nage en plein délire...

 

23/01/2012

Candidature aux élections législatives de Marie-Claire CARRERE-GEE


Je serai candidate aux élections législatives pour la 11è circonscription de Paris contre le Maire du 14è Pascal Cherki.

Il s’agit d’une candidature naturelle et incontestée localement. Je m’y prépare depuis 5 ans, dans le 14è où j’habite depuis plus de 15 ans, comme leader de l’opposition au Conseil d’arrondissement et comme déléguée de circonscription, élue par les militants du 14è et du 6è. Et cela au prix de beaucoup de travail et d’une implantation méthodique.

Il s’agit d’une décision personnelle et qui m’engage, mais ce n’est pas une décision individuelle. Depuis 2007 où j’ai repris les rênes de l’opposition dans le 14è arrondissement en conduisant la liste soutenue par l’UMP, le Parti Radical et les centristes, je travaille avec une équipe très soudée, compétente et active sur le terrain. Ma candidature est soutenue par les autres élus UMP du 14è.

Le 11 janvier dernier, malgré tout le soutien de la Fédération de Paris que je remercie, la Commission d’investiture de l’UMP a décidé de ne pas m’accorder l’investiture. Elle l’a accordée à M. Lecoq, élu du 6è. J’ai laissé plusieurs jours aux instances de mon parti pour revoir cette décision, ce qui n’a pas été fait.

La décision de la Commission d’investiture est de mon point de vue une lourde erreur politique.  La 11è circonscription est composée, pour près de 85%, d’habitants du 14è, et seulement 15% du 6è. Le seul bon sens permet de comprendre qu’une telle circonscription ne peut se gagner qu’à partir du 14è. C’est naturellement le choix qu’a fait le PS. Faire l’inverse, c’est clairement laisser cette circonscription à la gauche. Je ne m’y résigne pas, non plus que les élus et les militants du 14è.

De surcroît, M. Lecoq, dissident du 6è arrondissement lors des dernières élections sénatoriales, est récompensé pour sa dissidence par un parachutage dans le 14è. Un troisième parachutage en trois élections législatives! Cette décision foule aux pieds tout le travail, tout l’engagement et toute la loyauté des élus, cadres et militants de l’UMP du 14è dont je suis.

Cette décision est également indigne. Elle a été obtenue en moins de cinq minutes à la suite d’une charge extrêmement violente du Président de la Commission d’investiture, M. Jean-Claude GAUDIN, qui a affirmé d’emblée et avec autorité qu’il n’était pas question de m’accorder l’investiture car je suis mariée avec Frédéric THIRIEZ, qui a été membre du cabinet de Gaston DEFFERRE, ministre de l’Intérieur, au début des années 80.

Soyons clairs : je n’ai jamais compté sur le fait d’être une femme  pour être investie par le parti auquel j’appartiens.
Le fait d’être une candidate incontestée sur le terrain, la compétence et la fidélité des engagements me paraissent être de meilleurs arguments. Mais je ne pensais pas qu’être une femme pouvait être à ce point un obstacle, dans une circonscription gagnable pour l’UMP à Paris. Je suis scandalisée par ce viol de ma vie personnelle. Je suis scandalisée que l’UMP sanctionne avec une telle brutalité un « délit de mariage ».  Je n’ai pas à choisir entre ma famille et mon engagement politique. C’est indigne d’un parti moderne, en 2012.

Depuis que je suis élue, personne ne m’a jamais entendue participer aux guéguerres politiciennes à Paris et aux combats dignes d’une cour d’école qui la caractérisent assez souvent. Ils portent gravement atteinte à la confiance de nos électeurs, à l’image des élus et, au total, aux intérêts des Parisiens. Tout le monde, m’a, en revanche, entendue sur les combats de terrain, le plus souvent aux côtés d’associations locales et toujours aux côtés des habitants. Je ne changerai pas de ligne de conduite. Mon seul adversaire, que moi seule peut battre, c’est Pascal Cherki, le Maire du 14è.

La décision de mon parti, bien sûr, me désole. Mais elle ne peut être mise en balance, ni avec mes convictions – je suis activement engagée dans la famille gaulliste depuis l’âge de 16 ans – ni avec ma détermination à me battre de toutes mes forces -et mes équipes avec moi-, au cours des semaines qui viennent, pour gagner, d'abord, les élections présidentielles et pour gagner, ensuite, les élections législatives, dans l’intérêt des habitants des 6è et 14è arrondissements.

20/01/2012

PARIS, 18 jan 2012 (AFP)

La présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), Marie-Claire Carrère-Gée, s'est félicitée mercredi des mesures annoncées à l'issue du sommet social, et notamment celles visant à améliorer la formation des chômeurs, jugeant la situation actuelle "scandaleuse".
A l'issue du "sommet de crise" réuni à l'Elysée avec patronat et syndicats, le chef de l'Etat a insisté sur la formation des chômeurs "très éloignés de l'emploi" en annonçant une enveloppe de 150 millions d'euros.
"Ceux qui ne connaissent plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation", a-t-il dit.
Pour Mme Carrère-Gée, interrogée par l'AFP, "qu'on veuille s'attaquer à ce problème, lié à une gouvernance extrêmement défaillante parce que beaucoup trop complexe, est une excellente chose".
"C'est un vrai scandale aujourd'hui que si peu de demandeurs d'emploi aient accès à la formation", a souligné la présidente du COE, notant que "40% des demandeurs d'emploi pour lesquels une formation a été prescrite ne sont toujours pas en formation six mois après".
"Le B.A.-BA du service que l'on doit rendre aux chômeurs, c'est de bien les accompagner et leur permettre de se former pour favoriser une reprise rapide de l'emploi. Dans le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui, ce n'est pas le cas, loin s'en faut", a-t-elle insisté.
De façon plus générale, Mme Carrère-Gée a salué l'issue du sommet, relevant que le COE avait "proposé l'ensemble des mesures" annoncées par le chef de l'Etat.
"Tous les leviers sont actionnés: on cherche à éviter les licenciements avec le chômage partiel, à doper les embauches, notamment celles des jeunes, à aider les petites entreprises, et à aider les chômeurs à retrouver rapidement du travail", s'est-elle félicitée.
"Si les ministères et les partenaires sociaux se retroussent vraiment les manches pour passer de l'annonce à l'application sur le terrain, ce sont de très bonnes décisions qui seront efficaces pour l'emploi", a-t-elle souligné.
chl/db/nm

 

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