11.05.2012

COMMUNIQUE DE MARIE-CLAIRE CARRERE-GEE

 

 Conseillère de Paris, élue du 14e arrondissement

Déléguée de la 11e circonscription de Paris, élue par les adhérents des 14e et 6e arrondissements
 

Réunie hier, la Commission d’investiture de l’UMP n’a pas souhaité réexaminer la décision qu’elle avait prise le 11 janvier[1] dernier concernant la 11e circonscription de Paris. Et cela malgré les demandes formulées par l’ensemble des élus UMP du 14e arrondissement, ainsi que par tous les cadres et militants actifs de la 11e circonscription, que je remercie pour leur soutien et pour leur engagement exceptionnel.
 

Forte de mon engagement de très longue date dans la famille gaulliste, je souhaite sa victoire aux prochaines élections législatives à Paris. Et cela même si des instances du parti auquel j’appartiens ont pris une décision qui méconnait son propre intérêt : la possibilité d’une victoire aux législatives dans le 14e. 

 Aussi ai-je décidé de ne pas me présenter.  

Je n’aurai donc pas le même comportement que M. Lecoq, qui n’a pas hésité à se présenter en candidat dissident à plusieurs reprises, la dernière en date lors des dernières élections sénatoriales où il a fait risquer à notre famille politique, non seulement un siège de sénateur de Paris, mais la majorité de droite au Sénat.

 

Un Action Tank parisien

 

Pour Paris, j’annonce la création d’un Action Tank : « INNOVATIONS CAPITALES ». Paris bouge plus vite que les discours politiques parisiens, Paris fourmille d’expérimentations et d’actions innovantes, qu’elles soient citoyennes, associatives ou d’entreprise, dans les domaines économique, social, culturel et environnemental. Et les meilleures propositions naissent toujours de l’action. Avec le concours de personnalités et de bénévoles, j’ai l’ambition et la volonté de fédérer et de rassembler en réseau toutes celles et tous ceux qui agissent et font bouger Paris. Et cela pour soutenir leurs projets, favoriser les coopérations et l’échange, et être force de proposition à Paris. Cet Action Tank sera ouvert à tous ceux qui agissent et veulent faire bouger Paris. Il sera lancé de façon opérationnelle après les élections législatives.

 

Un Think Tank national

 

 Enfin, au niveau national, notre défaite aux élections présidentielles comme la situation économique et sociale critique de la France nous engagent à fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent réfléchir et proposer des idées pour l’avenir. D’une certaine façon, la gauche a su le faire, avec Terra Nova. D’autres Think Tanks et fondations ont été particulièrement actifs et utiles à droite, avec cependant une tonalité dans laquelle seul le courant le plus libéral de notre famille politique peut se reconnaître pleinement. Ce Think Tank  rassemblera des experts et intellectuels qui souhaitent proposer, à partir d’un socle gaulliste et républicain, des idées nouvelles et utiles au pays.  L’exigence, c’est de bousculer les idées sans trahir les valeurs. Il sera présenté prochainement et publiera ses premières études à la rentrée de septembre.
 

 



[1] Cette décision du 11 janvier, aussi inattendue que malheureuse, avait été prise nuitamment et en moins de cinq minutes, au vu d’éléments concernant les engagements politiques passés de mon mari, sans considération aucune des chances de l’emporter dans cette circonscription difficile. Elle se traduit malheureusement par ce qui s’apparente à un parachutage, le 3e parachutage en 3 élections législatives, dans cette circonscription constituée à 85% d’habitants du 14e arrondissement.

 

 

07.05.2012

Appel à l’unité dans la 11e circonscription de Paris

 

Malgré le très fort engagement des militants et sympathisants de l’UMP, le résultat de notre candidat, à Paris dans son ensemble comme dans la 11è circonscription, n’est conforme, ni à nos attentes, ni surtout à ce que nous aurions souhaité pour le pays.

Ce résultat nous engage à nous battre avec une ardeur encore renforcée pour gagner les élections législatives.

La victoire aux élections législatives ne sera possible que dans l’unité. Dans ce contexte, avec les militants du 14e arrondissement, nous appelons les instances de l’UMP à revenir sur la décision, aussi inattendue que malheureuse, d’investir dans notre circonscription un élu qui, quelles que soient ses qualités par ailleurs, est de fait inconnu de quelque 85% de la population de la circonscription.

Soutenue par les militants du 14e arrondissement et dans un souci d’unité, j’invite M. Lecoq, maire du 6e, à me soutenir, en responsabilité, dans cette démarche auprès des instances de l’UMP.

23.04.2012

Une nouvelle campagne commence !

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je souhaite tout d'abord remercier toutes celles et tous ceux qui, si nombreux dans le 14è se sont démenés, sur le terrain (tractages, boitages), en étant bénévoles à la permanence, en faisant de l'affichage, en acceptant d'être assesseurs dans les bureaux de vote ou de voter pour des personnes qui étaient absentes de Paris.
 
Je suis très heureuse de cette forte mobilisation, qui a été à la hauteur de votre engagement et à la hauteur de l'enjeu pour le pays. Vous avez été formidables.

Sur le terrain, en bien des occasions, nous étions les seuls. Et quand tel n'était pas le cas, nous étions les plus nombreux, les plus dynamiques, les plus soudés aussi.
 
Grâce à vous et à tant d'autres qui se sont engagés partout en France, le résultat de notre candidat et le rapport de voix droite/gauche dessinent un état des forces où rien n'est joué pour le second tour. Et cela malgré ce qui s'apparente à une véritable campagne menée par nombre de médias, malgré aussi toutes les critiques adressées au Président par neuf autres candidats qui n'avaient, pour la plupart, pas grand chose d'autre à dire.
 
Une nouvelle campagne commence, donc, pour le 2nd tour. Nous avons quinze jours pour convaincre les personnes qui n'ont pas voté pour Nicolas Sarkozy de le faire, absolument, dimanche 6 mai.
 
Beaucoup de Français ont choisi, hier, d'accorder leur suffrage à une candidate d'extrême-droite. Bien loin de moi l'idée de porter un jugement moral sur leur décision. Certes, cette décision est loin d'être anodine. Et parfois, elle correspond à de véritables convictions extrémistes avec lesquelles je n'ai vraiment rien en commun.
 
Mais pour l'essentiel des électeurs de Marine Le Pen, j'en suis convaincue, ce vote est un vote de souffrance, un vote d'exaspération, un vote d'alerte, un vote de crise. Un vote qui doit être entendu, par le Président bien sûr, mais aussi par tous les autres candidats et par tous les élus de France.
 
J'en suis convaincue, Nicolas Sarkozy saura trouver les mots pour convaincre ces Français que ce serait, individuellement et collectivement, aggraver la situation que de favoriser l'élection du candidat de la gauche.

Il saura aussi, j'en suis sûre, convaincre les électeurs de François Bayrou, avec lesquels nous partageons les mêmes valeurs, qu'il tient et qu'il tiendra un discours de vérité sur la situation économique et sociale du pays et surtout sur les décisions à prendre.
 
Nous avons, nous aussi, un grand rôle à jouer sur le terrain et auprès de nos amis et de nos connaissances.
 
Il nous faut impérativement amplifier encore notre mobilisation d'avant 1er tour. Une nouvelle fois, j'invite celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait à nous signaler leur disponibilité auprès de la permanence de la rue Pernety.
 
Plus encore qu'au 1er tour, nous devons être les plus nombreux sur le terrain, et être les meilleurs ambassadeurs de notre candidat auprès des habitants des 14e et 6e arrondissements. Nous en sommes capables, faisons-le!
 
Bien à vous,
Marie-Claire CARRERE-GEE
Déléguée de la 11e circonscription de Paris
Conseiller de Paris (14e)

11.04.2012

CAFE POLITIQUE VENDREDI 13 AVRIL

J'animerai un café politique avec Jean-François LAMOUR, ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, député de la 13è circonscription de Paris, président du Groupe Ump au Conseil de Paris,

le vendredi 13 avril à 19h30

au Café Le Rubis, 165 avenue du Maine, Paris 14e

VENEZ NOMBREUX !

Inscriptions à la Permanence ump du 14e

07.04.2012

CONCERT ROCK samedi 31 mars



Avec, notamment,

Gabriel THIRIEZ (bassiste) et Edmond THIRIEZ (batteur)

  http://youtu.be/lBCixwdOznw

http://youtu.be/twtRSzd56FY

http://youtu.be/T3SvRrLkO18

26.03.2012

"Chômage et emploi : quels chiffres ?"

TRIBUNE de Marie-Claire CARRERE-GEE

LE FIGARO, édition du 24 mars

 

A l’approche de chaque élection présidentielle, c’est la même histoire. Deux camps s’affrontent sur les chiffres du chômage, on entend tout et le contraire de tout.

D’abord, quels sont les chiffres pour l’ensemble du quinquennat ? Si la polémique est possible, c’est parce qu’il y a deux mesures de cette réalité complexe qu’est le chômage. Si l’on se base sur l’enquête emploi de l’INSEE, le nombre de chômeurs a progressé de 422 000. Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a pour sa part progressé de 724 100.

Pour apprécier l’évolution réelle du chômage, et a fortiori pour faire des comparaisons internationales, le chiffre de Pôleemploi n’est pas le meilleur. Non parce qu’il serait erroné, mais parce qu’il a subi de plein fouet une augmentation purement statistique du chômage. En effet, au cours du quinquennat, plusieurs catégories de personnes qui étaient au chômage sans être inscrites à Pôle emploi, ont été très fortement incitées à le faire pour rechercher un emploi. C’est le cas des ex-bénéficiaires du RMI, qui perçoivent désormais le RSA. C’est aussi le cas de certains seniors sans emploi qui pouvaient être dispensés de s’inscrire à Pôle emploi tout en continuant de percevoir leurs allocations. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Plusieurs centaines de milliers de chômeurs ont ainsi été amenées à s’inscrire. Cette " opération vérité " se paie naturellement au prix fort sur les statistiques de Pôle emploi.

Mais les chiffres de 422 000 et 724 100 n’ont pas été les seuls à être cités. Si le chiffre de 1 million a pu être évoqué, c’est en ajoutant, aux nombre des demandeurs d’emploi, des personnes, elles aussi inscrites à Pôle emploi, mais qui ont un emploi à temps partiel et souvent précaire, et qui sont à la recherche d’un autre emploi.

Prendre en compte l’ensemble des personnes inscrites à Pôle emploi, qu’elles travaillent ou non, donne des informations utiles pour apprécier la situation générale du marché du travail, notamment l’importance du " sous-emploi ". Mais ce n’est pas un indicateur du chômage au sens strict. Un million n’est donc pas le bon chiffre pour apprécier l’augmentation du nombre de personnes sans emploi durant le quinquennat.

Si l’on veut se faire une idée précise et objective de la situation, les bonnes questions sont : comment le marché du travail a-t-il réagi à la crise ? Avons-nous été plus ou moins mauvais qu’ailleurs ? Quelles sont les perspectives ?

En France, le choc de la crise a eu un impact très défavorable sur le marché du travail, mais dans des proportions bien moindres que lors des crises passées : l’écart est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers entre le nombre d’emplois effectivement détruits et ce que les économistes anticipaient sur la base des liens passés entre croissance et emploi. Et cela, notamment, grâce aux politiques mises en œuvre par l’Etat et les partenaires sociaux, ainsi qu’au comportement des entreprises qui ont plutôt voulu conserver l’emploi, au prix d’une baisse de la productivité.

Comment nous situons-nous par rapport à nos partenaires ? Dans les pays de l’OCDE, entre le 1er trimestre 2008 et le 4ème trimestre 2011, le chômage a augmenté en moyenne de 45%. Ce chiffre prend en compte la situation de l’Allemagne, un cas à part, où le chômage a reculé de 30%.

En réalité, les progressions du chômage ont été très différentes dans les pays industrialisés. Mis à part le cas de l’Allemagne, on peut distinguer plusieurs groupes de pays. Au Japon, le taux de chômage a progressé de 16%. Ensuite, vient un groupe de pays avec des progressions allant de 20 à 30% (la France, mais aussi l’Australie, le Canada, la Finlande et la Suède). Puis, nous avons un autre groupe avec des progressions comprises entre 30 et 60% (Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni). Les Etats-Unis viennent ensuite, avec 74%. Enfin, des progressions massives, de plus de 130%, ont été constatées au Danemark, en Grèce, en Irlande et en Espagne.

Tous les indicateurs le montrent : la vraie difficulté, ce n’est pas la façon dont le marché du travail français s’est comporté pendant le quinquennat : la dégradation du chômage pendant la crise, même si elle est très importante, a été vraiment contenue, que ce soit par rapport à l’ampleur du choc de croissance ou par rapport aux évolutions dans bien d’autres pays.

La vraie difficulté, c’est que les perspectives de véritable reprise économique sont loin d’être immédiates, c’est que le chômage ne baisse pas chez nous. C’est aussi le niveau très élevé du chômage de longue durée et une certaine dualisation du marché du travail, avec des personnes enfermées dans des parcours alternant chômage et emploi précaire. C’est enfin que les jeunes et les seniors continuent à rencontrer des difficultés considérables pour trouver ou retrouver un emploi. C’est sur ces terrains qu’il faut agir.

 

20.03.2012

Intervention de Marie-Claire CARRERE-GEE, Working group on Economic Policy du TUAC

TUAC

Working Group on Economic Policy

Washington, D.C., 19-20 March 2012

 

 

AGENDA 

Monday 19 March 2012

(Meeting opens at 9.00 a.m. at the AFL-CIO Headquarters,

815 Sixteenth Street, N.W., Washington, D.C. 20006)

 

09.00-10.00

 

1.       Opening of the meeting, adoption of the agenda and remarks from Richard Trumka, President of AFL-CIO and TUAC; Yves Leterme, Deputy Secretary-General of OECD

 

 

10.00-11.30

 

2.       Overview of the economic situation and crisis response: stock taking of G20 with Sandra Polanski, Deputy Undersecretary, Department of Labor, United States; William Spriggs, Assistant Secretary for Policy, Department of Labor, United States; Marie-Claire Carrère-Gée, Presidente, Conseil d’Orientation pour l’Emploi, représentante de la France au sein de la Task Force sur l'Emploi du G20

 

 

11.30-12.00

 

Overview of the economic situation (continued): Meeting with Alan Krueger, Chair US President’s Council of Economic Advisors and Chair of the OECD Economic Policy Committee

 

 

 

13.30-15.00

 

3.       Meeting with IMF on economic outlook and policy responses: Olivier Blanchard, Chief Economist of IMF

 

 

15.00-17.00

 

4.       “Exiting the Crisis” and the need for jobs and more inclusive growth - Round Table discussion: Richard Trumka, Yves Leterme, Kemal Dervis (Vice-President, The Brookings Institution), Ranil Salgado (Strategy, Policy and Review Department, IMF)

07.03.2012

Communiqué de Marie-Claire Carrère-Gée à l'occasion de la journée de la femme

 

AUTORISER DES « CLASS ACTIONS » POUR FAIRE RESPECTER L’EGALITE SALARIALE ET PROFESSIONNELLE  ET OUVRIR PLUS LARGEMENT LES FORMATIONS EN ALTERNANCE AUX JEUNES FILLES

 

 

N.B. : Marie-Claire Carrère-Gée, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi, s’exprime ici à titre personnel

 

 

Malgré un arsenal législatif conséquent et encore récemment amélioré, malgré la vigilance des syndicats et associations, malgré de bonnes pratiques chez de très nombreux employeurs, beaucoup de femmes sont victimes de discriminations, à l'embauche, pour leurs salaires, pour leur carrière.

 

Toute la détermination des femmes à défendre leurs droits ne suffit pas. En période de crise, porter plainte peut relever de l'héroïsme, voire de l'inconscience.

 

Il faut donner les moyens aux femmes de se défendre vraiment. Je réitère la proposition que les actions en nom collectif en matière d’égalité salariale et professionnelle soient autorisées. Lorsque des éléments de fait laissent à penser que la politique d’embauche, la politique salariale, de formation professionnelle ou d’avancement d’une entreprise ne respecte pas le principe d’égalité entre les hommes et les femmes, permettons à quelques salariées d'une entreprise, voire à ses clients, de contester globalement ces politiques, et cela avec la possibilité d’obtenir réparation pour toutes les salariées de cette entreprise, qu'elles aient ou non porté plainte, qu’elles aient ou non donné leur accord pour celle-ci.

 

Permettre les actions en nom collectif pour faire respecter le droit des consommateurs a été parfois envisagé : ne pourrait-on pas y penser; d'abord, pour le premier droit d'une personne, celui de ne pas être discriminé pour ce qu'elle est? Et si c'est possible pour les femmes, il faudrait aussi y réfléchir pour toutes les discriminations, à raison de l'origine, de l'âge, du handicap, ou de l'orientation sexuelle. Les femmes, une nouvelle fois, auraient été le fer de lance du combat pour le respect des droits humains.

 

En République, s’agissant du respect d’un principe aussi fondamental que celui de l’égalité des droits, il n’est que temps de passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats.

 

 *** 

 

Par ailleurs, le Gouvernement a engagé des actions d’envergure pour augmenter la proportion de jeunes en alternance. Et cela à raison : l’alternance, qui permet de rendre plus facile la transition entre éducation et travail en entreprise, présente les meilleures perspectives d’emploi pour les jeunes.

 

Ces actions doivent être complétées par une politique vigoureuse tendant à favoriser l’égal accès des jeunes gens et des jeunes filles à l’alternance, et en particulier aux formations et aux métiers concernés par l’apprentissage.

 

Car actuellement, les jeunes filles ne représentent que 31%  des apprentis.

 

Elles sont certes bien représentées dans le secteur des services (65 % de filles) et surtout dans le secteur des services aux particuliers (75% des apprentis), mais seuls 9 % des apprentis sont des filles dans les domaines de la production, qui rassemblent 60 % des apprentis, et notamment seulement 4% dans le secteur de la construction.

 

Il convient donc, d’abord, de lutter conte la persistance des stéréotypes culturels en sensibilisant les jeunes filles, leur famille, les conseillers d’orientation et la communauté éducative dans son ensemble.

 

Il faut, ensuite, que les professions concernées par les formations en apprentissage entreprennent des actions de communication d’envergure auprès des jeunes filles.

 

L’Etat et les Régions, qui financent l’apprentissage, devraient enfin conditionner une fraction de leurs financements à une plus grande ouverture des centres d’apprentissage et à la satisfaction d’objectifs de mixité des formations.

 

22.02.2012

Communiqué de Marie-Claire CARRERE-GEE

http://www.paristribune.fr/Du-rififi-dans-la-11e-circonsc...

A la suite des déclarations rapportées par le site ParisTribune.fr ce jour (cf. lien ci-joint), Marie-Claire CARRERE-GEE indique que, pour sa part, elle a un adversaire politique et un seul pour les prochaines élections législatives : le candidat socialiste.

05.02.2012

ELLE Législatives: une élue UMP victime d'un «délit de mariage»

http://www.elle.fr/Societe/News/Legislatives-une-elue-UMP...

(Extrait)

Elue UMP du XIVe arrondissement de Paris, Marie-Claire Carrère-Gée n’a pas reçu l’investiture de son parti pour se présenter aux législatives dans sa circonscription, la 11e de la capitale.

Aujourd’hui, elle a décidé de se présenter quand même, estimant avoir été victime d'un « délit de mariage » lors des choix des candidats, le 11 janvier dernier. « Le président de la commission d'investiture Jean-Claude Gaudin a affirmé d'emblée et avec autorité qu'il n'était pas question de m'accorder l'investiture car je suis mariée avec Frédéric Thiriez, qui a été membre du cabinet de Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur au début des années 80 », a déploré Marie-Claire Carrère-Gée dans un communiqué. « Je ne pensais pas qu'être une femme pouvait être à ce point un obstacle, dans une circonscription gagnable pour l'UMP à Paris. Je suis scandalisée par ce viol de ma vie personnelle », a-t-elle ajouté.

Les femmes de l’UMP montent au créneau

Alors que Jean-Pierre Lecoq, maire UMP du VIe arrondissement, a été investi dans la 11e circonscription, Marie-Claire Carrère-Gée estime que ce dernier « dissident du VIe arrondissement lors des dernières élections sénatoriales, est récompensé pour sa dissidence par un parachutage dans le XIVe ». L’élue regrette cette décision de la Commission d’investiture, qu’elle juge être « une lourde erreur politique ».

Pour rappel, Paris compte 18 circonscriptions, dont seulement 5 – toutes acquises à la gauche – ont été attribuées à des candidatures féminines.  (...)

AnonymeLe 24 janvier 2012 à 16h08Délit de mariage ! On se calme les filles. Gaudin est juste contre les mariages mixtes.signaler un abus

  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 15h25Le lcash de MCCG fait chaud au coeur car il est révélateur de la fin des castes (Nomenklatura, Elephants, Barons, etc). Il y a des gens animés par la volonté de servir leur concitoyens plutôt que par l'acharnement à conserver leur pouvoir sous les lambris de la République.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 13h46@10h07, j'admire votre mentalité. J'aimerais que tous les citoyens raisonnent comme vous et élisent enfin des gens qui font leur preuves et ont un véritablement attachement au territoire qu'il veulent gouverner et de véritables contacts avec la population qu'ils sont censés représenter, plutôt que de voter pour des gens au nom célèbre ou favorisés par des passages télévisés. Après tout, ce serait ça, l'essence de la démocratie.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 13h43Si j'ai bien bien compris, la bande des copaisn et des coquins, c'est la bande des Coppé et des Gaudin.signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 10h07J'habite également le 6ème . Je trouve que Lecocq est pas mal du tout mais je pense (et je ne suis pas seule à penser cela,) qu'il se fourvoie lui-même en méprisant ses électeurs par un tel parachutage .je suis d'accord avec 8h23 , l'UMP se tire une balle dans le pied. Je suis une femme et j'aurais plutôt envie de voter pour un candidat de proximité qui a fait ses preuves sur SON terrain et non pour un parachuté calculateur . Y ' a à marre d'être manipulés ! signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 08h27Dans croûton, il y a "out" (dehors!) et ... il reste...signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 08h23L'UMP se tire une balle dans le pied. Quels idiots!signaler un abus
  • AnonymeLe 24 janvier 2012 à 06h16 GLOUP . Bravo mesdames, ne vous laissez pas faire par ces vieux croutonssignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 22h04Carrère-Géé elle est du genre bosseuse et elle a fait reculer la mairie du 14ème sur pas mal de dossiers. je trouve que sa candidature est normale.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h57Lecoq ne chantera pas dans le XIVème!signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h56Lecoq dans le 14ème? Mais il va se perdre !!! Quelqu'un peut lui prêter un GPS?signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h54BRAVO L'ump!!!!! Belle leçon d'imbécilité.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h51Oh! la vache elle est doit être vraiment bonne la soupe pour qu'ils se battent comme des chiens à ce point, tous autant qu'ils sont.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 21h35j'habite le 6eme, et franchement ça va pas être Lecoq qui va faire des leçons de morale sur la dissidences, lui qui a été dissident en 1994, et qui encore à l'automne dernier a fait chuter le sénat en soutenant les dissidences à droite ... Malgré mon arrondissement de résidence, je me reconnait plus dans Mme carrere géesignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h52Je suis estomaquée d apprendre qu elle n est pas investie pour les législatives. Elle est accessible et visible sur les marchés contrairement à ce qui dit un commentateur qui doit plus habiter dans le 6 e que dans le 14 esignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h38mdr ça doit payer leurs discussions à la maison signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 20h24on s'en fou royalement des salades de l'ump et du ps ! signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 19h3018H59 vous avez la mémoire courte, il s'est passé la même chose au P.S. il y a un mois. C'est un problème général, vous faites preuve d'obscurantisme dans votre com. Et avec des personnes telles que vous, le problème n'est pas réglé signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h59Me Crrère-Gée découvre son propre parti, l'UMP, qui considère la gauche comme le diable, et les femmes comme quantité négligeablessignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h17J'habite le XIVe arrondissement, suis plutôt de droite, mais je n'ai jamais vu beaucoup Mme Carrère Gée sur les marchés du quartier, sauf 15 jours avant les élections. On nous dit qu'elle est "implantée" mais ses derniers scores ne sont pas glorieux. Jean-Pierre Lecoq a une image d'un gestionnaire sérieux. Il me semble tout aussi légitime (la nouvelle circonscription prend la moitié du VIe) que Mme Carrère Gée.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h10L'égalité des chances est loin d'être gagnée, les femmes doivent encore se battre contre le fait d'être mariée. Journalistes, politiques et même femmes de gendarme n'ont pas encore gagnée leur indépendance au travail.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 18h08Daccord avec 17h57. Si toutes les victimes de viol étaient victimes comme elle, elles seraient bien contentes. Et je dirai que c'est elle qui commet un délit de mariage. Se marier avec un homme de gauche et vouloir représenter la droite c'est n'importe quoi. Être une femme, se prétende victime de discrimination et soutenir un parti qui favorise les inégalités c'est totalement absurdesignaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 17h57Viol? Attention au sens des mots tout de même.signaler un abus
  • AnonymeLe 23 janvier 2012 à 17h42La situation de Mme Carrère Gée différe des autres cas : Elle est tout légitime dans cette circonscription, de part son implication d'un point de vue local, et compétente dans des domaines techniques de l'état. A la place , un type qui est nommé membre de la commission d'investiture , s'auto désigne pour être candidat ... nan mais on nage en plein délire...

 

23.01.2012

Candidature aux élections législatives de Marie-Claire CARRERE-GEE


Je serai candidate aux élections législatives pour la 11è circonscription de Paris contre le Maire du 14è Pascal Cherki.

Il s’agit d’une candidature naturelle et incontestée localement. Je m’y prépare depuis 5 ans, dans le 14è où j’habite depuis plus de 15 ans, comme leader de l’opposition au Conseil d’arrondissement et comme déléguée de circonscription, élue par les militants du 14è et du 6è. Et cela au prix de beaucoup de travail et d’une implantation méthodique.

Il s’agit d’une décision personnelle et qui m’engage, mais ce n’est pas une décision individuelle. Depuis 2007 où j’ai repris les rênes de l’opposition dans le 14è arrondissement en conduisant la liste soutenue par l’UMP, le Parti Radical et les centristes, je travaille avec une équipe très soudée, compétente et active sur le terrain. Ma candidature est soutenue par les autres élus UMP du 14è.

Le 11 janvier dernier, malgré tout le soutien de la Fédération de Paris que je remercie, la Commission d’investiture de l’UMP a décidé de ne pas m’accorder l’investiture. Elle l’a accordée à M. Lecoq, élu du 6è. J’ai laissé plusieurs jours aux instances de mon parti pour revoir cette décision, ce qui n’a pas été fait.

La décision de la Commission d’investiture est de mon point de vue une lourde erreur politique.  La 11è circonscription est composée, pour près de 85%, d’habitants du 14è, et seulement 15% du 6è. Le seul bon sens permet de comprendre qu’une telle circonscription ne peut se gagner qu’à partir du 14è. C’est naturellement le choix qu’a fait le PS. Faire l’inverse, c’est clairement laisser cette circonscription à la gauche. Je ne m’y résigne pas, non plus que les élus et les militants du 14è.

De surcroît, M. Lecoq, dissident du 6è arrondissement lors des dernières élections sénatoriales, est récompensé pour sa dissidence par un parachutage dans le 14è. Un troisième parachutage en trois élections législatives! Cette décision foule aux pieds tout le travail, tout l’engagement et toute la loyauté des élus, cadres et militants de l’UMP du 14è dont je suis.

Cette décision est également indigne. Elle a été obtenue en moins de cinq minutes à la suite d’une charge extrêmement violente du Président de la Commission d’investiture, M. Jean-Claude GAUDIN, qui a affirmé d’emblée et avec autorité qu’il n’était pas question de m’accorder l’investiture car je suis mariée avec Frédéric THIRIEZ, qui a été membre du cabinet de Gaston DEFFERRE, ministre de l’Intérieur, au début des années 80.

Soyons clairs : je n’ai jamais compté sur le fait d’être une femme  pour être investie par le parti auquel j’appartiens.
Le fait d’être une candidate incontestée sur le terrain, la compétence et la fidélité des engagements me paraissent être de meilleurs arguments. Mais je ne pensais pas qu’être une femme pouvait être à ce point un obstacle, dans une circonscription gagnable pour l’UMP à Paris. Je suis scandalisée par ce viol de ma vie personnelle. Je suis scandalisée que l’UMP sanctionne avec une telle brutalité un « délit de mariage ».  Je n’ai pas à choisir entre ma famille et mon engagement politique. C’est indigne d’un parti moderne, en 2012.

Depuis que je suis élue, personne ne m’a jamais entendue participer aux guéguerres politiciennes à Paris et aux combats dignes d’une cour d’école qui la caractérisent assez souvent. Ils portent gravement atteinte à la confiance de nos électeurs, à l’image des élus et, au total, aux intérêts des Parisiens. Tout le monde, m’a, en revanche, entendue sur les combats de terrain, le plus souvent aux côtés d’associations locales et toujours aux côtés des habitants. Je ne changerai pas de ligne de conduite. Mon seul adversaire, que moi seule peut battre, c’est Pascal Cherki, le Maire du 14è.

La décision de mon parti, bien sûr, me désole. Mais elle ne peut être mise en balance, ni avec mes convictions – je suis activement engagée dans la famille gaulliste depuis l’âge de 16 ans – ni avec ma détermination à me battre de toutes mes forces -et mes équipes avec moi-, au cours des semaines qui viennent, pour gagner, d'abord, les élections présidentielles et pour gagner, ensuite, les élections législatives, dans l’intérêt des habitants des 6è et 14è arrondissements.

20.01.2012

PARIS, 18 jan 2012 (AFP)

La présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), Marie-Claire Carrère-Gée, s'est félicitée mercredi des mesures annoncées à l'issue du sommet social, et notamment celles visant à améliorer la formation des chômeurs, jugeant la situation actuelle "scandaleuse".
A l'issue du "sommet de crise" réuni à l'Elysée avec patronat et syndicats, le chef de l'Etat a insisté sur la formation des chômeurs "très éloignés de l'emploi" en annonçant une enveloppe de 150 millions d'euros.
"Ceux qui ne connaissent plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation", a-t-il dit.
Pour Mme Carrère-Gée, interrogée par l'AFP, "qu'on veuille s'attaquer à ce problème, lié à une gouvernance extrêmement défaillante parce que beaucoup trop complexe, est une excellente chose".
"C'est un vrai scandale aujourd'hui que si peu de demandeurs d'emploi aient accès à la formation", a souligné la présidente du COE, notant que "40% des demandeurs d'emploi pour lesquels une formation a été prescrite ne sont toujours pas en formation six mois après".
"Le B.A.-BA du service que l'on doit rendre aux chômeurs, c'est de bien les accompagner et leur permettre de se former pour favoriser une reprise rapide de l'emploi. Dans le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui, ce n'est pas le cas, loin s'en faut", a-t-elle insisté.
De façon plus générale, Mme Carrère-Gée a salué l'issue du sommet, relevant que le COE avait "proposé l'ensemble des mesures" annoncées par le chef de l'Etat.
"Tous les leviers sont actionnés: on cherche à éviter les licenciements avec le chômage partiel, à doper les embauches, notamment celles des jeunes, à aider les petites entreprises, et à aider les chômeurs à retrouver rapidement du travail", s'est-elle félicitée.
"Si les ministères et les partenaires sociaux se retroussent vraiment les manches pour passer de l'annonce à l'application sur le terrain, ce sont de très bonnes décisions qui seront efficaces pour l'emploi", a-t-elle souligné.
chl/db/nm

DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE 19 janvier 2012

Les chômeurs restent à l’écart de la formation professionnelle

Les chômeurs devraient être au cœur d’une «réforme radicale» de la formation professionnelle, souhaitée par Nicolas Sarkozy, reconnaissant de fait l’inefficacité de celle à l’œuvre depuis fin 2009.

 
Cette vaste refonte était censée recentrer la formation sur ceux qui en ont le plus besoin, les salariés victimes de licenciements ou peu qualifiés. Deux ans après, une petite minorité, « 10 à 15%», de demandeurs d’emploi «bénéficient à proprement parler de formation», a reconnu hier le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

En 2009, 576 000 demandeurs d’emploi avaient entamé une formation d’une durée supérieure à un mois, un chiffre en baisse de 5% sur un an, alors que le chômage était en forte hausse. La Dares (services du ministère du Travail) recensait 8% des demandeurs d’emploi en formation fin 2009.

Les salariés restent les principaux bénéficiaires des fonds de la formation continue (61%) devant les jeunes (25%, apprentissage) et les demandeurs d’emploi (13%). Le problème vient «d’une gouvernance extrêmement défaillante parce que beaucoup trop complexe», estime la présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), Marie-Claire Carrère-Gée. «40% des demandeurs d’emploi pour lesquels une formation a été prescrite ne sont toujours pas en formation six mois après», note M me Carrère-Gée.

L’écart entre les demandes des chômeurs et les formations réellement effectuées est énorme, et ce depuis longtemps (44% de chômeurs formulent le souhait d’une formation, 16% ont le feu vert, 7% l’ont effectivement effectuée après 6 mois, selon une étude de la Dares basée sur des données de 2002 à 2004).

«En dépit des avancées de la loi du 21 novembre 2009, notre système de formation professionnelle reste très fragmenté entre tous les acteurs, ce qui nuit à son efficacité», a expliqué le président de la République.

«Il y a trop d’acteurs autour de la table», estime la présidente du Medef qui croit beaucoup à un dispositif nouveau piloté par Pôle emploi: la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) permettant d’offrir une formation individualisée à un chômeur qu’une entreprise veut embaucher, l’entreprise communiquant son besoin précis. Le Medef s’est engagé sur un objectif de 60 000 emplois en 2012 (après 10 000 POE en 2011).

Les financeurs aussi sont nombreux: les 31,3 milliards d’euros de la formation continue en 2009 ont été supportés par les entreprises (41%), l’État (16% hors dépenses pour ses propres agents, 35% en comptant la fonction publique), les régions (14%), Pôle emploi (5%), les ménages eux-mêmes (4%) et d’autres organismes publics (1%). Un parcours du combattant pour les chômeurs.

TF1.fr

Formation des chômeurs : s'attaquer à ce problème est une "excellente chose"

 

La présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) Marie-Claire Carrère-Gée, s'est félicitée mercredi des mesures annoncées à l'issue du sommet social, et notamment celles visant à améliorer la formation des chômeurs, jugeant la situation actuelle "scandaleuse". A l'issue du "sommet de crise" réuni à l'Elysée avec patronat et syndicats, le chef de l'Etat a insisté sur la formation des chômeurs "très éloignés de l'emploi" en annonçant une enveloppe de 150 millions d'euros. "Ceux qui ne connaissent plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation", a-t-il dit.

20 minutes.fr EMPLOI - La France compte 2,8 millions de demandeurs d'emploi

Le chômage a atteint en novembre son plus haut niveau depuis 12 ans, avec 29.900 personnes supplémentaires sans aucune activité inscrites à Pôle emploi, pour atteindre un total de 2,8 millions de personnes, selon les chiffres du ministère du Travail publiés lundi.

En France métropolitaine, 2.844.800 demandeurs d'emploi étaient sans activité fin novembre (+1,1% sur un mois, +5,2% en un an), un niveau inégalé depuis les 2,849 millions recensés en novembre 1999.

En incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite, 4.244.800 personnes étaient en quête de travail (+1,2% sur un mois, +5,6% sur un an), 4.510.500 avec les départements d'outre-mer.

Efforts du gouvernement

"On prévoit une croissance nulle pour les 18 mois à venir et donc, naturellement, les entreprises n'embauchent pas et cherchent au contraire à diminuer leur personnel", a expliqué Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, à l'AFP-TV.

"Pour 2012, on s'attend à une année tout à fait catastrophique. On s'attend à finir l'année avec un taux de chômage de l'ordre de 10,7%", a-t-il ajouté.

Le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand a récemment repoussé la perspective d'un chômage à 10,4% fin 2012 comme le prévoit l'OCDE.

Néanmoins, le ministre ne prétend plus que le taux de chômage, qui a grimpé à 9,3% au troisième trimestre, sera repassé sous la barre des 9% à la fin de l'année. Il insiste sur le fait que les efforts du gouvernement, compliqués par la résurgence de la crise, vont finir par porter leurs fruits.

Difficile d'endiguer la hausse du chômage

Lundi, il a simplement "pris acte" de la nette hausse du nombre de demandeurs d'emploi, y voyant une "conséquence directe du ralentissement de l’activité économique" et assurant qu'il restait "entièrement mobilisé".

De nombreux économistes estiment cependant difficile d'endiguer la hausse du chômage dans le contexte d'austérité actuel.

Face à l'urgence, le président Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier un sommet sur l'emploi, que la CFDT notamment réclamait depuis l'annonce, l'été dernier, du premier plan de rigueur concocté par le gouvernement.

"Le sommet pour l'emploi, en lui-même, sera un bon signal pour la confiance (...) car ce qui pénalise aujourd'hui les embauches, c'est moins la situation économique que pas assez de visibilité, pas assez de confiance", juge Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE).

Un sommet pour l'emploi concret

Mme Carrère-Gée se dit convaincue que "l'Etat et les partenaires sociaux sauront agir vite et efficacement, comme en 2008-2009" avec par exemple des mesures en faveur de la simplification du chômage partiel, pour aider les TPE à embaucher ou augmenter les contrats aidés.

"Il faut un sommet social où le gouvernement fasse des efforts avec des choses très concrètes", plaide pour sa part Laurent Berger, secrétaire national CFDT en charge des questions d'emploi. Car "même si on ne s'attendait pas à un cadeau du Père Noël, les chiffres sont très, très mauvais", a-t-il relevé auprès de l'AFP.

Critiques de l'opposition

De son côté, le PS a résumé le "bilan de Nicolas Sarkozy" à "un million de demandeurs d'emploi supplémentaires en une mandature". "Derrière les effets de manche, derrière les coups politiques - personne n'est dupe des visées électoralistes du +sommet pour l'emploi+ -, il est temps de s'en préoccuper à 4 mois de l'élection présidentielle", a commenté Alain Vidalies.

Le FN a observé pour sa part que "mois après mois, le gouvernement Sarkozy bat tous les records du chômage".

"Il faudrait naturellement un certain changement de politique économique", souligne de son côté Henri Sterdyniak, en s'interrogeant sur le report de l'âge de la retraite et la défiscalisation des heures supplémentaires.

18.01.2012

20 Minutes

TRAVAIL - Alors qu’un septième mois consécutif de hausse du chômage est à prévoir, à quelques minutes de la publication des chiffres de novembre, Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE, s’inquiète dans «Les Echos»…

La présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) affirme dans les colonnes du quotidien économique Les Echos que la hausse continue du chômage est le résultat du flou entourant la situation économique qui pousse les entreprises à geler leurs recrutements. Elle s’inquiète surtout du chômage longue durée (dit structurel) qui touche 600.000 demandeurs inscrits au Pôle emploi depuis plus d’un an.

Bien préparer le sommet entre le président de la République et les partenaires sociaux

En marge de la recrudescence des plans de restructuration orchestrés par les entreprises françaises, elle place le chômage partiel comme alternative crédible aux possibles suppressions de postes (notamment pour les CDI) à venir.

Inquiète, Marie-Claire Carrère-Gée compte notamment sur le prochain sommet social entre Nicolas Sarkozy et les partenaires sociaux en janvier prochain, calqué sur celui de 2009 qui avait porté ses fruits. 

Elle anticipe ce rendez-vous en insistant sur l’aide aux personnes les plus en difficulté avec l’instauration d’une feuille de route de Pôle emploi ainsi que des contrats aidés, des contrats de professionnalisation plus longs ainsi que le dispositif zéro charge pour les très petites entreprises.

Elle suggère enfin au gouvernement de réformer le financement de la protection sociale afin de réduire le coût du travail et relancer la compétitivité.

Bertrand de Volontat

09.01.2012

Marie-Claire CARRERE-GEE invitée des Assises des Professions libérales

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Photos :  ©36nco pour l’Unapl  

03.01.2012

G20 : Mme Marie-Claire CARRERE GEE, présidente du COE, représentera la France au sein de la task force intergouvernementale sur l'emploi

La déclaration des chefs d'Etat lors du sommet de Cannes a consacré, sous l'impulsion de la France, la place désormais centrale des questions sociales dans l'agenda du G20.

Convaincus que le progrès social est le garant d'une croissance économique plus forte et durable, l'ensemble des Etats du G20 ont ainsi souligné la nécessité d'investir dans des socles de protection sociale adaptés à chaque pays, le besoin d'une meilleure intégration des questions sociales dans les interventions des organisations internationales et d'une plus grande cohérence entre elles, ainsi que l'exigence du respect des normes fondamentales du travail.

L'emploi constitue dans ce cadre la première des priorités : il est un défi commun à tous les pays du G20, parce que le taux de chômage y a partout augmenté depuis le début de la crise en 2008 et parce que tous les pays doivent faire face à d'importantes transformations structurelles.

Le G20 est une enceinte appropriée pour faire progresser notre analyse de ces enjeux, en particulier au travers d'un meilleur échange sur les bonnes pratiques, notamment en termes d'alternance, et pour renforcer la coordination des politiques des Etats. A cette fin, les membres du G20 ont décidé à Cannes la création d'une « task force » intergouvernementale sur l'emploi, qui bénéficiera du concours des organisations internationales compétentes et des partenaires sociaux.

Cette task force aura pour mission de contribuer à la préparation de la prochaine réunion des ministres du Travail et de l'Emploi du G20, qui devrait se tenir au printemps 2012, sous réserve des choix faits par la présidence mexicaine.

Le président de la République a demandé à Mme Marie-Claire CARRERE GEE, présidente du Conseil d'Orientation pour l'Emploi, de représenter la France au sein de cette task force et de l'animer en étroite collaboration avec la présidence mexicaine du G20.

02.01.2012

Face au chômage, la question du partage du travail refait surface

 LEMONDE | 27.12.11 Article de Claire Guélaud

 

Que faire, face à l'augmentation d'un chômage déjà massif ? A cette question lancinante en France, qui revêt une acuité particulière à l'approche de la présidentielle, il n'est pas de solution miracle. En période de récession, le chômage s'accroît mécaniquement. En période de croissance faible, c'est à peu près la même chose…

Faute de reprise, le gouvernement n'a pas d'autre choix que de mobiliser simultanément tous les outils de la politique de l'emploi. Il peut d'abord inciter au développement du chômage partiel, qui présente l'avantage de ne pas rompre le lien entre les salariés et leur entreprise. L'Allemagne y a massivement recouru en 2008-2009 ; la France nettement moins, et pendant un laps de temps jugé trop court par les partenaires sociaux, qui ont encore deux rendez-vous de négociations avant le sommet sur l'emploi du 18 janvier 2012.

CONTRATS AIDÉS

D'autres dispositifs pourraient être réactivés, comme la mesure "zéro charges" en cas d'embauches dans les très petites entreprises de moins de 10 salariés. C'est le point de vue que défendent le patronat ainsi que la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, Marie-Claire Carrère-Gée, dans un entretien aux Echos du 26 décembre.

La relance des contrats aidés, éventuellement assortis de formation, et leur meilleur ciblage sur les chômeurs de longue durée et les non qualifiés, constitue une autre piste d'action, estime Marion Cochard, chercheuse à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). "Les emplois jeunes des années Jospin ont souvent été critiqués parce qu'ils ont été occupés par des jeunes trop qualifiés. Réservons donc ce type de contrats aux publics les plus éloignés de l'emploi", préconise-t-elle.

"DANS UNE NASSE"

"Les jeunes ont été les premiers à pâtir de la détérioration de la situation économique. Dans les crises précédentes, la population active baissait fortement. Ce n'est pas le cas actuellement", analyse-t-elle. Cette situation accroît le risque de chômage de longue durée pour les jeunes.

"Nous sommes pris dans une nasse", confirme Gérard Cornilleau, directeur adjoint de l'OFCE. "On ne peut plus jouer sur les départs des seniors, dont on connaît par ailleurs les effets pervers. Et il est urgent de répondre aux problèmes des jeunes", ajoute-t-il. Mais au-delà, entre une récession hivernale et la perspective d'une croissance faible, la France, estime M. Cornilleau, "ne peut pas éviter de se reposer la question du partage du travail".

Le "travailler moins pour travailler tous" cher au PS et aux Verts – pas forcément dans sa version d'une baisse de la durée légale du travail – pourrait, quel que soit le prochain président, s'imposer comme une nécessité conjoncturelle et comme la moins mauvaise et la moins injuste des solutions en attendant une vraie reprise.

Interview de Marie-Claire CARRERE-GEE (RTL, journal de 18 heures, 26 décembre 2011)


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